Après les élections communales et communautaires du 04 février passé, certains citoyens qualifient de trop la situation politique du pays ces derniers temps. Ces morts font suite aux bras de fer entre la mouvance et l’opposition depuis la signature des accords pour le partage des chaises dans certaines collectivités locales. Interrogé par un des reporter de maguineeinfos.com ce dimanche, ces citoyens n’ont pas manqué fustiger ces mouvements de déception selon eux, et pointent tout de même du doigt, la justice, suite à la non application des lois contre les auteurs de ces forfaitures.
Mamadou Adama Barry, étudiant sortant en journalisme : « Les violences que connait la Guinée depuis le 04 février sont inadmissibles, inacceptables pour un Etat qui se dit démocratique. Les lois qui devaient être appliquées dans toute la rigueur reste vaine. Cela prouve à suffisance que l’Etat a déjà démissionné de ses prérogatives régaliennes. La justice qui devrait pleinement jouer son rôle en punissant des auteurs des tueries enregistrées après les différents accords entre mouvance et opposition est totalement absente sur le terrain. Alors qu’on peut inverser cette tendance, je demande aux parties prenantes de trouver un terrain d’entente pour sauver la Guinée et les Guinéens. »
Oumar Sylla, fabriquant des pots locaux et carreleur : « Pour moi ces violences sont dues du fait qu’en Guinée on ne met jamais l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Pourtant, notre pays a été longtemps indépendant et libre. Pourquoi ne pas respecter la démocratie ? C’est chez nous ici qu’on voit que tout est banalisé. Les trois pouvoirs ne jouent jamais pleinement leur rôle comme le recommande les règles démocratiques. L’inconscience, l’individualisme, la mal gouvernance, le détournement des derniers publics sont le quotidien de nos soit disant chefs. J’en appelle donc l’ensemble des guinéens de bannir l’ethnocentrisme, le régionalisme afin d’opter pour une prise de conscience. »
Kany Bangoura, ménagère : « Moi je dirai à tout le monde de se calmer et de se donner les mains des uns et des autres. Nous sommes des frères et sœurs et nous ne connaissons ni la Sierra Léone, ni le Libéria. Ceux qui sont en train d’en abuser ignorent que ceux qui sont au pouvoir ont leurs enfants dans de très bonnes écoles à l’extérieur. J’invite alors des guinéens à la paix, rien que la paix, car, c’est seule la paix qui pourra nous avancer. »
Adonis Maomy, Fonctionnaire en Télécom : « Les mouvements politiques que nous vivons ici en Guinée sont de nous-même et c’est depuis 2010. Cependant, la Guinée n’a plus connue d’attaque extérieure depuis cette date. Toutes ces tueries c’est entre nous guinéens. L’agression devrait en principe quitter hors de nos frontières, mais très malheureusement c’est le contraire que nous voyons chez nous. C’est pourquoi il y’ a beaucoup de méfiance entre gouvernants et gouvernés. Il faut que cela cesse. Ces mouvements politiques ont trop endeuillés nos pauvres familles et depuis des années maintenant. Et ce qui est grave aussi, ces coupables ne sont jamais punis en mesure de leurs forfaitures. »








