Certes les actions en justice courant 2018 ont été énormes, mais les plus remarquables sont enregistrées dans le dossier du célèbre détenu de la maison centrale de Conakry. Ce dossier aux multiples chefs d’accusation  qui retient l’attention de toute l’opinion nationale et celle internationale a été bouclé avec succès malgré que jusqu’aujourd’hui, aucune date n’est encore retenue pour la tenue de ce gigantesque procès qui s’ouvre sur le massacre de 157 personnes au stade de Conakry le 28 septembre 2009.

C’est un dossier en souffrance  qui commence finalement à trouver un chemin d’éclairage après tant d’annonces faites par le garde des sceaux. Après la mise en place d’un comité de pilotage pour le suivi du dossier jusqu’à l’ouverture du procès, les acteurs concernés se frottent les mains alors que les principales victimes croient de manière dubitative en la manifestation de la vérité dans cette affaire.

Ce comité de pilotage déjà mis en place a pour mission principale de cerner toutes les questions liées à l’ouverture vivement sollicitée du procès impliquant l’ancien aide de camp de Moussa Dadis Camara  Aboubacar Sidiki Diakité  et autres cadres de l’administration guinéenne  dans le massacre de 157  personnes le 28 septembre 2009 au stade du même nom. Il est composé de magistrats, des acteurs de la société civile, des représentants de l’union européenne, du système des nations et des membres de sécurité.

Pour une bonne tenue de ce procès, l’Union européenne annonce une somme de 400000 euros ainsi que les USA. Le système des nations Unis est aussi attendu à associer son image financière. D’ailleurs l’institution s’engage par le biais de son représentant en Guinée d’accompagner le gouvernement pour faire toute la lumière dans cette affaire longtemps annoncée.

Le ministère de la justice pour clore demande un budget de 78 milliards de francs Guinéens pour dire le droit dans ce dossier. Une somme qui prête toujours à débat.
Ce procès se tiendra en Guinée au cinéma liberté, une manière de promouvoir la crédibilité de la justice guinéenne aux yeux des citoyens. Même si pour le moment, aucune date n’est encore prévue pour sa tenue .Un premier défis auquel fait face le comité de pilotage en première ligne. Le ministre de la justice se veut rigoureux  en ce qui  concerne  le travail du comité surtout des magistrats qu’il a toujours appelés au professionnalisme dans cette procédure qui semble particulière et très spéciale.
Voir ce procès s’ouvrir sera un ouf de soulagement pour les 465 victimes de ce massacre fleuve qui attendent avec impatience qu’elles soient situés sur leurs sors. Ces victimes réunies en association, demandent dans une déclaration lue devant la presse septembre dernier, l’indemnisation provisoire avant l’ouverture du procès. Une déclaration qui vient mettre un accent sur leur sort qui jusque-là n’est pas scellé de la meilleure des manières pense les membres de cette coalition. Cette coalition a lors d’une  conférence de presse, insisté sur la question de la lenteur dans la procédure. Ce qui était aussi une manière de savoir pourquoi une indemnisation provisoire s’avère la plus grosse inquiétude qui mettre d’être sous l’éclat des projecteurs .Selon des informations non confirmées, certaines victimes notamment trois anciens premiers ministres auraient reçu chacun deux milliards de franc Guinéen à titre d’indemnité provisoire pour des préjudices dont ils ont été victimes ce jour. Chose que trouvent certains  activistes des droits de l’homme  injuste de la part de l’Etat qui est censé répondre aux questions liées au bien être des personnes asphyxier, violée ,bref torturée le 28 septembre 2009 raison pour laquelle ils exigent que le comité de pilotage fasse de cette question une priorité.

L’année 2018 a aussi connu plusieurs plaintes du pool d’avocats en charge de prendre la défense d’Aboubacar Sidiki Diakité dans cette procédure. Un pool qui pour un moment avait signé son retrait de ce dossier sous prétexte de violation grave de la procédure qui renvoie même à l’état de santé de Toumba. Comme d’habitude, ces avocats soutiennent que leur client va très mal car son état de santé est critique et il a même échappé à des tentatives d’empoisonnement.

L’information dans le secteur de la justice, c’est aussi la construction d’une nouvelle chancellerie qui a été inaugurée en mars 2018. Les changements au niveau de cinq maisons de justices désormais érigées en tribunaux de première instance, l’émergence d’une magistrature indépendante et responsable qui constitue la mise en place du conseil supérieur de la magistrature, de l’amélioration  des règles de fonctionnement du conseil supérieur de la magistrature. Une réalité qui n’existait pas en République de Guinée. Dans ce secteur, tout n’a pas été rose comme le voudraient beaucoup de personnes vu certaines manifestation de colère comme la grève des greffiers lancée pour réclamer un droit et finalement des suspensions ont sanctionné sévèrement les greffiers observant les mots d’ordre. Une grève que qualifie Maitre Check Sacko de sauvage vu qu’elle était illégale remarque-t-il.  L’année qui s’achève a aussi été tachée d’une vague de crises dans divers secteurs notamment à la cour constitutionnelle, une crise qui contraint Kelefa Sall président de l’institution de quitter son fauteuil pour  Mohamed Bangoura. Entre temps les audiences criminelles et correctionnelles s’intensifient en grand nombre  dans les cours et tribunaux. parmi lesquels on peut citer les dossiers citant général Nounhou Thiam et le commandant Sekou resto Camara, Ibrahima Sory Camara de L’UFDG, Check Touré du port autonome de Conakry, Mohamed Diallo alias junior et 12 autres personnes pour association de malfaiteurs, assassinat et tentative d’assassinat ôtant la vie de l’ex directrice du trésor public et Paul Temple Cole. De la révision du code pénal en passant par la nouvelle  loi sur la CENI, la Guinée vient de revoir en cette fin  d’année son code civil par le biais de l’Assemblée nationale.

D’ailleurs quelques minutes après son adoption, ce code tant réclamé  prête à débat cela presqu’à tous les niveaux. Des débats qui touchent surtout la polygamie. Car à partir de là, les hommes sont libres de choisir entre le régime polygame et monogame.

Pour maguineeinfos.com;

Mohamed Bah