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Passage des ministres devant la presse : Des défis énormes attendent le ministère de l’environnement

Sous la gouvernance d’Alpha Condé, les ministres de la République ont l’obligation de passer devant la presse pour parler de leur département. Après le ministre de la santé, Édouard Niankoye Lamah, c’est le tour du ministre de l’environnement, des eaux et forêts, Oyé Guilavogui d’emboîter le pas. Objectif, faire l’état des lieux de son département et afficher des perspectives au sein de l’institution.

Au-delà des acquis enregistrés au ministère de l’environnement des eaux et forêts depuis l’arrivée de Oyé Guilavogui à la tête, plusieurs défis restent à relever pour parvenir à un résultat probant. Pour le ministre en charge de ce département, les défis sont nombreux.

«Les défis à relever dans le secteur sont énormes et se résument comme suit : la réduction de l’empreinte environnementale des activités minières par l’application effective des dispositions en vigueur, à gestion durable des ressources naturelles renouvelables (ressources en eau, ressources forestières, ressources halieutiques), la préservation des domaines classés ou protégés, la maîtrise des risques biotechnologiques (importation, transfert et utilisation de matériels biologiques génétiquement modifié), l’adaptation aux effets néfastes et l’atténuation des changements climatiques, …. », a-t-il annoncé.

Le réchauffement climatique étant un sujet d’actualité mondiale, le ministère de l’environnement en est conscient. Pour le No1 de ce département, des actions ont été faites à cet effet notamment le reboisement. «Depuis donc l’avènement de la 3ème République en 2010, à peu près 1800 hectares ont été reboisés. En vous parlant de l’initiative présidentielle, nous avons procédé pour 1600 hectares ne serait-ce que la seule année 2019 », a rassuré Oyé Guilavogui.

Selon le rapport qui a été rendu public le 6 mai dernier à Paris par des experts de l’environnement des Nations Unies, il a été noté qu’il y a 1 millions d’espèces menacées d’extinction. Pour le ministre Oyé, aucun chiffre n’est disponible pour la Guinée.

«Il faut avoir le courage politique de le dire. Moi-même qui suis le responsable de ce domaine, je suis incapable de visu donner l’inventaire total des espèces qui sont protégées. Pour un passé très récent, on parlait de la Guinée ici de la présence de 200 à 250 éléphants, ce n’est pas vrai. Vous partez dans d’autres endroits, on vous parle de 100 têtes d’éléphants, tantôt 24. C’est pour vous dire qu’il n’y a pas d’inventaire etc. », a conclu le premier responsable de l’environnement.

Pour maguineeinfos.com, Mamadou Adama Barry

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