Le Collectif des Organisations de Défense des Droits de l’Homme contre un Nouveau Mandat CODHONM, était face à la presse à Kipé, ce lundi 20 mai 2019 pour faire part d’une déclaration. Fidèle à son engagement de défendre la Constitution du 07 mai 2010, les membres de ce collectif pensent que mettre en cause cette constitution, reste une pratique qui  n’honore  pas la Guinée et constitue une grave violation de l’article 09 alinéas 1 de sa constitution.

A l’instar des autres mouvements de défense de la constitution guinéenne, cette coalition a décidé autour de cette problématique, se faire entendre par l’opinion nationale et internationale. De l’interdiction des manifestations que le droit consacre au citoyens, des multiples violations des droits humains, les condamnations arbitraires et détentions illégales, le CODHONM dénonce avec la dernière énergie ces comportements qui remettent en cause l’ordre constitutionnel,  et estime que ces citoyens n’ont eu pour tors que de défendre la constitution de leur pays.

« Nul ne peut être arrêté, détenu ou condamné qu’en vertu d’une loi promulguée antérieurement aux faits qui lui sont reprochés, pour les motifs et dans les formes prévues par la loi», a fait savoir M. Boussouriou Diallo, leur chargé de communication.

Dans cette même déclaration, les membres ont également fait savoir que d’empêcher des citoyens de s’opposer à ce projet de troisième mandat, constitue une violation manifeste de l’article 08 de la constitution guinéenne. Pourtant font-ils croire, d’autres qui le soutiennent et de façon illégales, sont autorisés de s’exprimer et souvent avec l’encadrement des forces de sécurité du pays.

« Il convient de préciser que l’article 22 de la constitution prévoit que, chaque citoyen a le devoir de se conformer à la constitution, aux lois et règlements, et que le Président de la République doit respecter le serment qu’il a prêté par deux fois en 2010 et 2015, en vertu de l’article 35 de la constitution.»

u-delà de ces simples déclarations, les membres de ce collectif s’engage à traduire devant les juridictions nationales et internationales, tout promoteur qui mettra en cause l’ordre constitutionnel et ceux qui dilapideront les moyens de l’État à des fins de propagande ;

Mettre en place un pool d’Avocats qui se joindra à celui déjà existant pour la défense des personnes poursuivies pour leur opposition au projet de nouvelle constitution ;

Etablir et publier la liste nominative et les propos de tous les promoteurs d’une nouvelle constitution pour toutes fins utiles ;

Alerter la communauté internationale sur les conséquences imprévisibles d’une éventuelle constitution.

« Nous appelons au Président de la République d’abandonner toute initiative d’adoption d’une nouvelle constitution afin de briguer un troisième mandat, à la justice d’engager des poursuites judiciaires contre les personnes qui prônent cette initiative, aux forces de défense et de sécurité de garder leur caractère républicain, au peuple et forces vives de la nation de mener des actions vigoureuses, conformément aux lois de la République, à la communauté Internationale, à l’Union Africaine et à la  CEDEAO à œuvrer afin de continuer à aider la Guinée pour préserver les acquis démocratiques et d’éviter des crises pouvant entraîner des conséquences désastreuses», préviennent les membres du collectif.

Pour maguineeinfos.com, Sâa Robert Koundouno