Deux jours durant, les 110 participants dont les producteurs, artistes, hommes politiques, littéraires et d’autres, ont été outillés des notions de cette loi qui protège finalement toute production littéraire et artistique en Guinée. Depuis août 1980 d’où 39 ans d’existence, c’est seulement  cette année qu’elle a connu une  vulgarisation au cours d’un atelier ouvert le mardi et qui a pris fin le mercredi 25 septembre 2019.

Sous la houlette du ministère de la Culture, des Sports et du Patrimoine historique, le Bureau Guinéen du Droit d’Auteur BGDA, a outillé les participants des notions portant sur la protection de la propriété littéraire artistique.

Pour Me Kerfala Makanera, conseiller juridique du ministère de la culture qui a représenté Bantama Sow, l’obligation était faite par l’organisation mondiale de la propriété intellectuelle, et c’est aux Etats d’intégrer ces dispositions pertinentes concernant les droits d’auteurs. C’est à cet exercice du BGDA selon lui, que le ministère s’est employé en apportant beaucoup d’invitations.

« Comme innovations dans cette loi, il y a la copie privée, le droit de l’occasion, la communication publique par satellite, les droits liés au téléchargement, ceux liés à l’exploitation des œuvres littéraires et artistiques. Ce sont donc quelques éléments qui ont été intégré dans cette nouvelle loi», a déclaré le conseiller juridique du ministère de la culture.

Ces deux jours d’échanges ont permis aux participants selon M. Abass Bangoura, Directeur général du BGDA, d’avoir les notions sur la propriété intellectuelle et pouvoir expliquer le contenu sur la vulgarisation  de cette nouvelle loi.

« La Guinée est une source inépuisable de la culture. Les pays voisins sont venus s’approprier de notre culture. Je me suis posé la question de savoir pourquoi les artistes Ivoiriens, Maliens, Burkinabés et autres, vivent mieux que ceux de la Guinée ? C’est pourquoi je me suis déplacé, aussitôt nommé à la tête du BGDA, pour aller s’approprier des réalités des pays d’Afrique afin de mettre ces condiments dans cette sauce qu’est  cette nouvelle loi pour qu’elle puisse être profitable aux hommes de la culture de notre nation», a laissé entendre le DG du Bureau Guinéen du Droit d’Auteur.

Sekouba Kandja Kouyaté

Ravis de cette opportunité de deux jours offerte par le BGDA, l’artiste guinéen Sékouba Kandia Kouyaté, a laissé que le monde artistique guinéen attendait impatiemment et depuis 39 ans, cette nouvelle loi qui protège les artistes car dit-il, un artiste doit se nourrir de ces œuvres.

« Il  y a des pays limitrophes qui se sont développés avec cette base, pourquoi pas la Guinée aussi ? Il y a eu des informations très importantes qu’on a reçues aujourd’hui et on est très heureux de participer à cette rencontre. Avoir une telle loi peut nous protéger et nous encourager à travailler aussi pour pouvoir préparer notre avenir à long terme », a reconnu Sékouba kandia Kouyaté.

Il faut signaler que cette clôture à fait l’objet de bénédiction de Elhadj Mamadou Saliou Camara, premier Iman  de la grande mosquée Fayçale de Conakry.

Sâa Robert Koundouno pour maguineeinfos.com