Dans sa lutte engagée depuis, le Front National pour la Défense de la Constitution FNDC a, s’il faut dire, réussi à mobiliser une bonne partie du peuple de Guinée, lors sa manifestation du jeudi dernier afin de dire non à la nouvelle Constitution. Ce 31 octobre à Conakry, la mouvance présidentielle à travers la CONEDOC a, à son tour, profité l’occasion du retour du Président Condé de la Russie, manifester eux aussi, pour dire oui au référendum et oui à la nouvelle Constitution, en guise de réponse au FNDC.

C’est désormais ce à quoi le peuple de Guinée doit s’attendre. Si le camp des opposants à la nouvelle Constitution regroupé en mouvement dénommé FNDC, la mouvance n’a pas aussi tardé de réunir certains partis politiques alliés à celui au pouvoir, le RPG, à créer un autre mouvement à l’image de leurs adversaires qu’ils ont appelé CONEDOC.

Si le FNDC a utilisé ses forces et moyens pour leur provoquer selon Mouctard Diallo, ministre de la jeunesse guinéenne et membre de cette CONEDOC, aucun retard ne doit être observé dans leur rang afin de passer à la réplique.
« Comme on le dit, quand tu provoque tu verras toujours quelque chose sur ton chemin. Donc, la CONDENOC en n’utilisant même pas tous les moyens, avec seulement 10% de ces moyens, nous avons battus en brèche, tout ce qu’ils ont fait avec toute leur force. Comparativement donc à leur mobilisation, la nôtre c’est du jamais vue. Je suis un habitué de mobilisation en Guinée. Mais il faut reconnaître que ce qui se passe aujourd’hui est simplement exeptionnelle, inédit et historique», a laissé entendre le ministre Mouctar.

À en croire Mouctar Diallo, lui qui a représenté les membres de la CONEDOC, le peuple de Guinée dans sa majorité a prouvé au Président Alpha Condé qu’il soutient une nouvelle Constitution, conformément à la loi et pour une Guinée meilleure. Plus loin, il reconnaît tout de même que le FNDC a droit de dire NON, mais c’est aussi le droit pour la mouvance, la CONEDOC, de dire également OUI car, dit-il, c’est ce qui fait la beauté de la démocratie dans un État de droit.
« Nous sommes d’accord qu’ils ne soient pas d’accord. Mais s’il y a autres tendances, et donc, la voix la plus démocratique c’est de consulter le peuple souverain par référendum, conformément à l’article 2 de notre Constitution. C’est pourquoi nous demandons au Président d’écouter le peuple de Guinée».
Il faut rappeler cependant que cette guerre d’idées enclenchée entre ces deux camps, va encore longtemps durer. Puisque dès lundi, si rien ne change, le FNDC va reprendre avec les rues pour toujours exiger la libération de leurs détenus et pousser le Président Condé, à définir clairement sa position sur ce débat autour de la modification ou changement constitutionnel en Guinée.

Sâa Robert Koundouno pour maguineeinfos.com