En conférence de presse ce vendredi, 22 novembre 2019, la Force des Intègres pour la Démocratie et la Liberté (FIDEL) a annoncé sa démission prochaine au sein du front, si toute fois leurs recommandations ne seront pas prises en compte par les leaders du FNDC.
Pourtant membre du Front National pour la Défense de la Constitution, les membres ont délibérément confié à la presse, leur prochain départ au sein de ce mouvement opposé à toute modification ou changement constitutionnel. Après l’examen de cette constitution de 2010 à en croire les membres, leur constat révèle que pleins d’anomalies et d’incohérences qui constituent des graves entraves politiques, économiques et institutionnelles. D’où l’appel du parti à l’endroit du FNDC afin d’abandonner les rues et opter pour le dialogue, au risque de quitter leur rang.
« Si le FNDC ne prend pas en compte nos recommandations, on sera obligé de les quitter et rejoindre la CODENOC», a dit clairement Mohamed Lamine Kaba, Président du parti FIDEL et Vice-Maire de la Commune Urbaine de Faranah.
Lors de la récente sortie du Président à N’Zérékoré selon les membres, Alpha Condé a exprimé lors de son meeting, son désintérêt à un troisième mandat. Rassurés de cette sortie du Président Guinéen à l’image de son homologue de la Côte d’Ivoire, le parti FIDEL exhorte:
– La grâce présidentielle au bénéfice de tous les prisonniers du FNDC;
– La mise en place d’une commission d’enquête composée des gendarmes, des policiers, de l’opposition politique, de la mouvance présidentielle et des magistrats en vue de traquer et traduire les bourreaux devant les tribunaux et rétablir les victimes ou les parents des victimes dans leurs droits;
– La suspension des manifestations projetées par le FNDC en vue de favoriser le dialogue;
– L’organisation du référendum pour l’adoption d’une nouvelle….
Dans une déclaration lue par Mamoudou Camara, Secrétaire exécutif du parti FIDEL, les membres ont déploré la pléthore des institutions constitutionnelles qui selon eux, amène l’État a dépensé de gros montants pour leur fonctionnement.
« Le fonctionnement de nos 12 institutions constitutionnelles pèse plus de 360 milliards francs guinéens dans le budget de 2019. Le Médiateur, l’INIDH, le Conseil Économique et Sociale, organes consultatifs sans pouvoir de décision et de contrainte, absorbent 39 milliards de francs guinéens, en attendant la création de la Haute Cours de Justice et du Haut Conseil aux Collectivités Locales», a fait remarquer le Secrétaire exécutif du parti FIDEL.
Sâa Robert Koundouno pour maguineeinfos.com









