Interrogé au lendemain du retrait des 7 commissionnaires au processus du fichier électoral en cours, le Président du parti Model dit n’avoir pas été surpris de cette démission d’Alhassane Makanéra Kaké et cie. Pour lui, tous ceux-là qui veulent voir la Guinée aller de l’avant, ne doivent en aucun cas, accepter ces situations pareilles.
Pour reprendre ses expressions, qu’un fichier électoral doit être apolitique. Mais en Guinée, les choses semblent être mélangées, du fait que l’on confond entre la chose républicaine et ce qui est de la mouvance ou de l’opposition guinéenne. Vu ces énormes anomalies intervenues lors de ce processus notamment le resencement des mineurs, leur prouve à suffisance a bien sa raison.
« Le fait de ne pas dissocier ce qui ce qui appartient à la république et ce qui intéresse une mouvance ou une opposition, c’est qu’on a tout mélangé. Et à ce rythme là, la Guinée va plonger dans une autre crise qui va déjà s’ajouter à celle dont nous connaissons aujourd’hui. C’est pourquoi tous ceux voudraient que la Guinée se porte bien ne doivent pas cautionner cette situation. C’est bien qu’ils se démarquent ainsi et prennent une distance par rapport à cela. Il faut donc les saluer encourager », a laissé entendre Aliou Bah, Président du parti Model.
Cependant, ce retrait ne reste sans conséquences si toute fois le Président de la CENI n’entend pas raison et que les autres contenuent avec le processus. Mais pour Aliou Bah, Me Salifou Kébé n’est pas au dessus de la République et non un dieu en Guinée pour ne pas comprendre cette réalité. Il doit dit-il, veiller au processus électoral, conformément aux dispositions légales.
C’est pourquoi le souhait et le combat de l’opposition guinéenne selon notre interlocuteur, est de disqualifier complètement ce processus qui est biaisé sur toute sa ligne et qui ne produira qu’un fichier électoral correspondant exactement au corps électoral afin d’aller aux élections sérieuses.
« Notre combat et au sein du FNDC et au niveau des partis politiques, est de faire tout afin de disqualifier ce processus qui n’a aucune crédibilité», a dit Aliou Bah.
Comme moyens sur lesquels ces leaders comptent passer pour la disqualification de ce processus, c’est notamment la loi à travers le code électoral et autres principes car, ceci leur donne toute la légitimité de faire disparaître un processus qui n’obéit pas aux règles démocratiques et à la loi.
Sâa Robert Koundouno pour maguineeinfos.com









