Le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation a profité de la question d’un journaliste ce vendredi, 20 décembre 2019 lors de son face à face avec la presse guinéenne à Conakry pour dire ce qu’il sait des résultats des élections locales de 2018 dont le processus peine à trouver jusqu’ici un bon dénouement.
Le général de brigade, Bourema Condé se lave les mains lui aussi des résultats des locales dernières concernant le niveau des districts et quartiers et renvoie la balle dans le camp de la commission électorale nationale indépendante (CENI) qui elle aussi charge le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation. Finalement est-ce qu’on se retrouve dans une série fiction? De toutes les façons, cela peut paraître comme le comble du ridicule même si le patron du MATD se dédouane de cette responsabilité « je ne voudrais pas répondre à la place du répondant, c’est la CENI qui répond aux questions qui reviennent à la CENI, mais je fais un effort. La CENI a dit qu’elle n’a pas les résultats au niveau des quartiers, à date, quartiers et districts confondus en Guinée, vous avez 4311. Le président de la CENI a dit clairement que son organe ne centralise pas dans les quartiers, la CENI centralise au niveau des communes à travers les CACV(commissions administratives de centralisation des votes. Alors le travail que vous n’avez pas fait à la base et que vous voulez produire, je crois qu’il y’a du temps à voir dans cela. Donc la réponse est là, la CENI est la seule habilitée à donner la réponse qu’il faut par rapport à ces résultats. J’ouvre une parenthèse pour dire que le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation est constitutionnellement partenaire technique de la CENI », a argumenté Général Bourema Condé, qui justifie également son absence lors du récent dialogue politique à Conakry « avant que je ne sois président du dialogue précédent, cinq autres étaient passés mais ils étaient pas toujours là, autrement dit, en la matière il est forcément dit qu’il faut rester chaque fois qu’un dialogue est engagé, mais si vous avez suivi, ce dialogue est une continuation du comité de suivi qui n’est pas encore en rupture et lequel doit continuer jusqu’à la fin des législatives , mais de moins l’arrêt qui a clos la signature des accords du 12 octobre » a t’il conclu au micro de maguineeinfos.com
Vu ce ping-pong sur les résultats des districts et quartiers entre la CENI et le MATD, on se pose forcément la question de savoir si ce processus d’installation sera clos d’ici les législatives qui pointent à l’horizon malgré de multiples problèmes qui jonchent encore le processus électoral?
Mohamed Bah
Pour maguineeinfos.com









