Le président de l’Union des Forces Républicaines UFR, en séjour en Côte d’Ivoire, a été interrogé par nos confrères d’espace sur son avis suite décret d’Alpha Condé, ordonnant l’ouverture à partir de ce jeudi, des campagnes pour les législatives du 16 février prochaine. Droit dans ses bottes, Sidya Touré a d’abord estimé que l’honorable Amadou Damaro Camara, constitue un mal, allant de tout ce qui est en train de se passer en Guinée.
D’abord, il faut le rappeler que le parti UFR, à l’image de l’UFDG, de l’IDD, du BL, du PADES et beaucoup d’autres n’entendent pas jusqu’ici aller à ces législatives et comptent d’ailleurs les boycotter. Cependant, honorable Damaro lui, contournant bien-sûr ces multiples anomalies constatées au niveau de la CENI qui, pourraient en être un facteur d’une autre crise sociopolitique, affirme que ces échéances électorales auront belle et bien lieu, sans ou avec ces partis opposés à à celles-ci.
En réponse, l’ancien haut représentant d’Alpha Condé, a estimé que si la Guinée est aujourd’hui dans cet état, il y a bien certains responsables du pays notamment Amadou Damaro, qui en sont à la base de ces dérapages.
« Je pense que tout le drame de la Guinée se résume à la personne que vous venez d’interroger. Ce sont des gens qui sont arrivés au RPG à la dernière minute, qui en n’ont profité et qui aujourd’hui se sont mis beaucoup d’argent de côté pour parler en leur propre nom. Aliou Condé est venu vous parler de la République et toutes les institutions qui caractérisent une République, telles que les lois qui permettent d’aller à des élections afin qu’un pays soit apaisé. Mais Damaro est venu pour parler de n’importe quoi. Nous avons commencé ce processus il y a longtemps. On n’a pas respecté les délais légaux pour faire la révision des listes électorales. On a non plus respecté les délais légaux pour l’affichage des listes. Et lui-même dit que oui on ne doit pas avoir l’institution national de la statistique qui dit qu’en 2020 on doit avoir 12 millions d’habitants. Comment voulez-vous que 70% de l’électorat guinéen soit inscrit dans un fichier qu’on n’a pas vu?», s’interroge le Président de l’UFR, quant à la crédibilité de l’institution en charge de l’organisation des élections en Guinée.
Autre aspect évoqué par Sidya Touré, c’est celui conformément à la date de cette date du 16 février prochaine. Selon lui, même certains pays d’Afrique tels que le Bénin, le Cameroun sont allés à leurs élections législatives sans la représentativité de la majeure partie de l’opposition, de tel cas ne sera pas possible dans notre pays car, la Guinée est loin d’être ces États. Et donc, dit-il, boycotter ces échéances électorales à venir, reste toujours d’actualité dans leur camp.
Sâa Robert Koundouno pour maguineeinfos.com









