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Des commissaires des CECI, CEPI et CESPI à Me Kébé :« nous ne lui avons pas demandé de l’océan à boir, juste l’amélioration de nos conditions de travail»

Il faut le dire que le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante CENI a de nos jours le pain sur la planche sur cette organisation des élections du 16 février 2020. Si la fois dernière les partis politiques de l’opposition candidats à ces législatives ont annoncé qu’ils lui porteraient plainte en cas d’un nouveau report de celles-ci, ce sont désormais les présidents formés en collectif des CECI, CEPI et CESPI qui lèvent encore le ton contre lui. En conférence de presse ce vendredi 31 janvier au siège la CECI de Dixinn, les membres de ce collectif n’ont réclamé pas mille choses au premier responsable de la CENI, sinon que l’amélioration de leurs conditions de travail.

C’est depuis trois mois déjà que ces commissaires ont des difficultés sur le terrain dans l’accomplissement de leur tâche disent-ils. Après plusieurs démarches, en commun avec ceux de l’intérieur du pays, aucune promesse pris par le Président de la CENI n’a été respectée.

Cette attitude de Me Salifou Kébé, a poussé ces travailleurs à constituer avec leurs collègues de l’intérieur du pays, un collectif qu’ils ont appelé,  » le Collectif » des Commissaires des CECI, CEPI et CESPI de Guinée.
« Pour une première démarche, les présidents des CESPI de l’intérieur nous ont délégué 8 commissaires qui sont venus échangés avec nous. Après retrouvaille, on a constitué une première délégation qui est parti voir le Président de la CENI pour lui soumettre les problèmes que nous avons sur le terrain, afin de faire les propositions allant dans le sens d’une résolution de ceux-ci pour faciliter le travail. Et après plusieurs échanges, il a promis d’œuvrer pour résoudre les difficultés que nous avons. Il nous a dit que comme son soucis majeur c’est la réussite de ces élections, qu’il allait réunir ses partenaires financiers. Mais jusqu’à ce que nous avons reformuler une autre lettre pour le lui rappeler après 2 mois d’attente, rien de clair n’a été de son côté», a tout d’abord rappelé M. Thierno Mamoudou Diallo, commissaire à la CECI de Matoto.

À la question savoir ce qui seront les prochaines voies et moyens à épouser afin de se faire plus entendre, Thierno Mamoudou Diallo, ce porte parole de circonstance, a confié que la base sera consulté pour toute décision qui sera de nouveau prise dans ce sens.
« Nous ne sommes que des mandataires qui sont venus échangés avec vous. Nous allons après cette conférence, faire un retour à ceux qui nous ont mandaté. Et si nous ne seront pas répondu jusqu’à une date butoire qu’on avait, nous allons nous retrouver pour prendre une décision qui s’impose. Mais une fois encore c’est au collectif de décider ensemble avec la base », a-t-il dit.

Il est à souligner que jusque-là, le collectif des commissaires garde toujours l’espoir que la CENI fera tout pour répondre à leur préoccupation avant une quelconque prise de décision qui pourrait mettre en mal le bon déroulement du processus électoral. C’est pourquoi, ils demandent à Me Salifou Kébé : « d’accéder à nos demandes en acceptant d’améliorer nos conditions de travail. Nous n’avons pas demander l’océan Atlantique à boir. Nous avons juste demander de nous permettre de faire parfaitement notre travail pour être utiles à la nation», a voulu M. Diallo qui a porté la voix de ses camarades de travail.

Sâa Robert Koundouno pour maguineeinfos.com

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