Cette annonce tardive est de la part de l’autorité communale de Ratoma qui était de nouveau devant la presse ce samedi 01 février 2020, dans l’une des salles de ladite mairie. Face aux hommes de médias, il a , par la voix de ses pairs, demandé au gouvernement guinéen de protéger désormais la population de sa commune. Dans son indignation, M. Issa Soumah a indiqué que sa circonscription n’est pas la seule en Guinée pour subir ces exactions qui comprennent des morts d’hommes, des humiliations et des insures à titre ethniques.
D’abord, la première personnalité de la commune de Ratoma, accompagné de ses vices maires et présidents de commission, a demandé une minute de silence en mémoire de toutes les victimes enregistrées lors des manifestations organisées sur l’axe le Prince.
Partant du cas récent intervenu à Wannidara où une femme a été utilisé comme bouclier lors de la deuxième et dernière journée de résistance active du FNDC, le Maire a demandé au gouvernement de veiller désormais sur les citoyens de sa circonscription. Sur plus d’une centaine de morts enregistrés déjà sur cet axe, la première autorité de la commune concernée n’entend plus rester sous silence.
« Nous voulons demander à l’État guinéen de bien vouloir protégé les citoyens de la commune de Ratoma. Ils ne sont pas les seuls à Conakry car ous avons cinq (5) communes. Nous lui demandons également qu’il n’y ai plus de mort, d’exactions et surtout, faire tout pour n’est plus que les policiers et les gendarmes rentrent dans les quartiers de Ratoma. En Guinée, les soussous sont les mêmes que les peulhs, les malinkés les mêmes aussi que les forestiers. C’est comme cela que nous vivons et c’est cette éducation que nous avons reçu depuis», a souligné le Maire Issa Soumah.
Souvent après ces exactions et au nom du gouvernement, les départements ministériels concernés, passent certains messages d’apaisement. Mais pour M. Issa Soumah, cela ne doit se limiter qu’à la simple parole. Leurs actions doivent aller au delà, ceci en exploitant les voies et moyens pour que justice soit rendue.
« Nous avons entendu certains ministres prendre des décisions mais cela ne suffit pas. Les femmes sont sorties, elles ont marché, elles ont parlé et tout le monde a vu ça. Nous demandons donc au gouvernement d’intervenir car il faut un bout de justice dans tout ça. Qu’on indique réellement que c’est telle personne qui a tué telle autre. Aujourd’hui nous sommes à 134 morts et nous n’avons pas encore un indicatif pour indexer que voilà l’auteur de telle ou de telle tuerie», s’est indigné le Maire.
D’un air triste, il a exhorté aux autorités étatiques de faire en sorte que les policiers et gendarmes ne tirent plus sur les gens et pour que plus personnes ne soit tué sur cet axe.
Sâa Robert Koundouno pour maguineeinfos.com









