Le président du Bloc Libéral n’a pas pu digérer le comportement du président guinéen, Alpha Condé face à tout ce qui arrive malheureusement dans le processus électoral. Interrogé sur le report des législatives pour une nouvelle date, Faya Millimono accuse ce mardi, 04 février 2020 le chef de l’État de prendre en otage les institutions de la République.
Par décret présidentiel lu dans les médias d’État hier soir, les législatives qui devraient se tenir le 16 février à venir ont été reportées une nouvelle date, celle du 1er mars prochain. Un report qui surgit à un moment où l’opposition comptait s’offrir les moyens nécessaires pour empêcher la tenue de ce scrutin qui selon ses membres, le manque de transparence et l’état dégradant du fichier électoral en seraient des raisons.
Pour le président du BL, Alpha Condé serait l’unique obstacle au bon fonctionnement des institutions de la République et qui bave toujours d’envie de mettre son nez dans tout.
«Depuis que le président Alpha Condé est là, il a voulu faire de la Guinée sa chose personnelle, il veut contrôler tout pour disposer de la Guinée à sa volonté. Aujourd’hui les institutions n’existent pas. La seule qui l’échappait totalement, c’était l’Assemblée Nationale. Mais il s’est dit, je veux en faire une Assemblée jaune et je l’aurai, je connais là où taper. 1er acte, il refuse d’organiser les élections en 2010, il fait donc de l’Assemblée un machin périmé », rappelle Dr Faya Millimono qui s’attaque dans un autre pan de ces critiques à l’organisation internationale de la francophonie (OIF) dont il qualifie la démarche d’une confusion totale.
« L’OIF est en train de faire du vaudou. Elle est en train de créer une grande confusion pour dire qu’on peut se regarder dans un miroir pour voir l’avenir d’un pays. L’OIF a eu des experts qui ont travaillé sur le fichier et ces experts ont trouvé qu’il est corrompu. L’OIF est l’organe qu’on est venu dire ici que les élections ne sont pas tenables. L’OIF est celle qui a dit qu’il faut les 6 millions d’électeurs devant les CAERLES et quand on a évoqué la dernière fois qu’il y’a violences dans ce pays et que l’OIF sera pointée du doigt, ses cadres se sont fâchés. Donc l’OIF est dans une confusion parce qu’elle est là cause de tous les petits problèmes sur le continent africain 》 révèle-t-il.
BAH Mohamed
Pour maguineeinfos.com
