Hier mardi, le président de la République Alpha Condé a pris un décret qui fixe la date du référendum constitutionnel au 1er mars prochain. La CENI va pouvoir coupler le référendum et les législatives prévues à la même date. Du côté du Front national pour la Défense de la Constitution, des réactions commencent à tomber. Ce matin, son responsable de planification et de stratégies, est intervenu chez nos confrères d’Espace FM.Sékou Koundouno a affirmé que des dispositions sont déjà prises pour empêcher l’adoption d’une nouvelle loi fondamentale en Guinée.
D’entrée, l’activiste de la société civile guinéenne et membre du FNDC, dit ne pas être surpris par cette décision du président de la République : « Il y a de cela dix jours, nous étions déjà informés du décalage des législatives enfin qu’elles puissent être couplées au scrutin référendaire illégal et illégitime, dans le seul but de permettre au président de mourir aux affaires. Donc, C’était un non événement au niveau du FNDC », minimise Koundouno.
Après deux semaines de vives tensions dues à l’appel à la « résistance active et permanente » du front, le FNDC a accepté d’observer une trêve grâce à l’intervention des religieux. Sékou Koundouno, indique que cette trêve s’achève dans quelques heures et galvanise les siens : « Nous rassurons le peuple de Guinée à Conakry, à l’intérieur comme au niveau de la diaspora, de rester calme de se mobiliser et de rester soudé aux canaux officiels du FNDC. Je tiens à préciser que des décisions sont déjà prises. Elles se trouvent en examen sur la table du comité de pilotage. Dans les heures qui suivent des après la trêve, nous déploierons tout le nécessaire constitutionnel pour faire plier le gouvernement », promet-t-il.
Reste à savoir maintenant si les le FNDC pourra empêcher le pouvoir de Conakry de doter le pays d’une nouvelle Constitution. En tout cas, les prochaines semaines s’annoncent décisives.
Mohamed Lamine Souaré pour maguineeinfos.com









