Devant les hommes de médias à son siège à Dixinn, l’ADC-BOC que dirige Dr Ibrahima Diallo, a réitéré sa candidature à ces échéances électorales renvoyées pour le 01 mars 2020. Cette information fait suite aux décrets présidentiels, faisant cas au couplage des législatives avec le référendum pour le même jour.

D’abord, Dr Diallo a tenu à préciser que la participation des partis politiques de l’opposition candidats à ce désormais rendez-vous du 01 mars est sans faille. Mais pour le cas précis du référendum, il a affirmé que cela n’est pas sa préoccupation mais estime tout de même que les citoyens sont libres d’aller ou ne pas aller voter pour ce référendum.
« Notre position, c’est que nous avons déjà pris acte du décret et nous réitérons toujours notre position de compétiteurs en ce qui concerne les élections législatives. Nous avons quand même eu des réserves par rapport au comportement que la CENI a eu à adopter face à nous. Nous avons engagé des procédures contre elle ( CENI). Nous avons également vu le Président qui a pris un décret par rapport aux élections couplées. Nous avons tiré des conclusions que c’était des élections législatives qui intéressaient les partis membres de notre alliance. Mais celles ( élections) référendaires importent à tout le peuple de Guinée qui est souverain et qui est libre de voter ou non. Alors c’est pour cette raison nous, nous n’allons pas considérer cette décision du couplage car cela ne changera en rien notre participation à ces élections législatives», a confié le coordinateur de l’alliance ACD-BOC.

Cependant, depuis quelques semaines déjà, leurs délégués sont à l’intérieur du pays dans le cadre des campagnes au comptes de ces élections qui étaient prévues pour le 16 février prochain. De nos jours, le financement reçu pour mener à bien leurs activités est presqu’à plat selon Dr Ibrahima Diallo.

Désormais, la seule alternative qui puisse permettre à ces différents partis politiques de l’opposition candidats à cette compétition du 01 mars, ne reste que leur indemnité et les 30 % que la CENI doit les payer.
« Une plainte est déjà adressée à la CENI pour nous indemniser afin d’entretenir jusqu’au 01 mars, nos 27 délégués qui se trouvent au l’intérieur du pays. Si nos 30% et les dépenses effectuées par rapport aux affiches et t-shirts nous reviennent pas d’ici lundi, nous allons prendre une décision que nous allons mettre à la disposition de Guinée, si rien n’est fait par la CENI», a averti Dr Ibrahima Diallo.

Sâa Robert Koundouno pour maguineeinfos.com