Jeudi dernier au cours d’une Assemblée, les parlementaires européens ont demandé au Président Alpha Condé de respecter la constitution Guinéenne en vigueur. Au cours de son assemblée générale hebdomadaire de ce samedi 15 février, le parti au pouvoir, par la voix de l’ex ministre de la sécurité et de la protection, a estimé qu’un autre État ne peut empêcher la Guinée de consulter son peuple.
Cette question référendaire ne cesse de grincer les dents, aussi bien en Guinée qu’à l’international. Mais dans le rang du RPG arc-en-ciel, ce sujet serait loin d’une préoccupation des responsables du parti. Devant les militants et sympathisants, le ministre Keïra a d’abord tenté de poser plusieurs problématiques.
« Est-ce que les Etat-Unis ou l’Europe peuvent nous interdire de consulter le peuple ? Est-ce que la Guinée fait partie de l’Union européenne ? Est-ce que la Guinée fait partie des Etats américains ? Je crois la réponse est tout simplement non car, la Guinée est un pays indépendant et souverain depuis 1958. Et heureusement, le Président Alpha Condé, a d’ailleurs dit qu’il ne fera que la politique de son peuple», a laissé entendre l’ex ministre de la sécurité et de la protection civile, un poste occupé de nos jours par Albert Damantang Camara.
Lors de cette résolution des parlementaires européens contre la Guinée, une décision a été prise, celle interdisant la fourniture de matériels de maintien d’ordre à notre pays. Sur ce point, Alpha Ibrahima Keïra n’a pas manqué répliquer.
« Nous sommes un Etat souverain. S’ils ne nous donnent pas les moyens pour rétablir l’ordre, nous allons rétablir l’ordre en fonction de l’application de la loi », a-t-il rétorqué.
Pour ceux dubitatifs jusque-là de venir en Guinée à cause des réalités démocratiques et valeurs sociétales du pays, le RPG arc-en-ciel demande aux différents partenaires, qu’ils soient chinois, européens ou autres, d’être là, tout en sachant que ce processus est irréversible.
« Nous n’avons pas de leçons à recevoir de l’Europe. Nous invitons donc les représentants de l’Union européenne en Guinée d’adresser leur réflexion à qui de droit en Europe pour rétablir la vérité. Sinon, nous dirons qu’ils sont complices de l’opposition. En ce moment nous prendrons nos responsabilités », a envisagé le ministre conseiller à la présidence.
Sâa Robert Koundouno pour maguineeinfos.com
