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Guinée: ce que demande le FNDC à la délégation de la CEDEAO pour une sortie de crise

Le FNDC s’est pointé au siège de la CEDEAO à Conakry ce lundi, 17 février pour discuter des sujets liés à la crise politique en Guinée. Reçu après les cadres de la mouvance présidentielle, les leaders du Front national pour la défense de la constitution donnent quelques directives pour une sortie rapide de crise.

Il s’agit pour la plate forme anti-troisième mandat, le respect de la loi par les autorités guinéenes et l’indépendance de la justice pour éviter davantage de violences. Pour ce faire, Abdourahmane Sanoh et sa suite donnent des courriers à l’institution sous-regionale en guise d’illustration pour mettre sous l’éclat des projecteurs la situation qui prévaut.
« < On a expliqué à la délégation de la CEDEAO quel est le climat qui prévaut en Guinée, comment monsieur Alpha Condé est entrain de préparer son coup d’état constitutionnel. Mais on leur a fait savoir que le peuple de Guinée est déterminé et les risques que cela comporte. Nous avons donné deux courriers à la délégation, avec des images des violences perpétrées par le pouvoir de monsieur Alpha Condé. On a également mentionné les anomalies au tour du processus électoral, la corruption qui gangrène notre pays. La CEDEAO doit savoir qu’il n’y a pas de paix tant qu’il n’y a pas de justice>>, a fait savoir le coordonnateur national du mouvement anti-troisieme mandat.

Pour la délégation de la CEDEAO, les messages sont entendus et il faudra les remonter à l’hiérarchie pour toute prise de position.
« Pour le moment on ne peut pas vous dire si la CEDEAO va envoyer d’observateurs pour ces élections. La décision sera prise lorsque nous allons rendre compte à la communauté. Vous savez les charges émotionnelles dans la sous région sont très grandes, parceque nous subissons des attaques terroristes tous les jours. Ne faudrait pas que les acteurs politiques nous amènent à une infiltration terroriste>>, a dit Francis Behanzin, le chef de la de la délégation.

Comme il le dit, il faudra désormais attendre pour savoir si la CEDEAO parviendra à ramener les différentes parties prenantes du processus électoral à la même table pour que les violences qu’observent les citoyens deviennent de vieux souvenirs.

BAH Mohamed
Pour maguineeinfos.com

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