En mission de sensibilisation des populations sur les dangerosités à voter pour le Oui au référendum constitutionnel du 01 mars prochain, la délégation du Front National pour la Défense de la Constitution aurait selon nos sources, été attaquée par des jeunes de la préfecture de Kissidougou qui ont érigé des barricades pour les empêcher de mener à bien leur activité. Joint au téléphone ce mercredi 19 février 2020, le président de l’UPG, indexe le parti au pouvoir d’être à la base de toutes ces manœuvres.

Cependant, le Maire de la commune lui, dit avoir surpris de la nouvelle et de la présence des leaders du FNDC dans sa circonscription.

Le président du parti Union pour le Progrès de la Guinée, accuse l’actuel régime d’Alpha Condé d’avoir organisé toutes ces altercations dont ils ont été victimes. Selon M. Jacques Gbonimy, c’est hier mardi que cette délégation est partie de Conakry dans une mission composée des leaders de 7 partis politiques membres du FNDC et fils de la région forestière, notamment Dr Faya Millimono du Bloc Libéral.
« Nous avons passé la nuit à kissidougou. Ce mercredi matin , la délégation a commencé les contacts avec les responsables religieux et les coutumiers . C’est pendant que nous étions dans ces prises de contacts, que des militants de RPG arc-en-ciel sont allés mettre un barrage devant nous au niveau du carrefour de Gueckédou-Kankan. Ils nous ont agressés. Toutes nos deux voitures ont été caillasées. Par la grâce de Dieu, on s’est sauvé là-bas. On devait faire la campagne dans toutes les préfectures de la région forestière pour expliquer aux citoyens, la dangerosité de ces élections législatives et ce fameux referendum. Leur dire également, de ne pas voter le 1er mars prochain. Mais vu la situation dans laquelle on se trouvait, la délégation a décidé de reboucher chemin pour regagner Conakry. Voulant prendre du carburant à la station, ces mêmes loubards du parti au pouvoir nous ont suivis encore pour nous attaquer. Ils ont casé les para prises de nos voitures. Là-bas aussi, on a cherché à s’enfuir également. Mais ce qui est grave dans cette affaire, au delà des injures, ils tenaient des propos régionalistes, en disant que kissidougou n’est pas Labé. Ce n’est pas chez les peulhs ni les forestiers », a relaté ce opposant au régime Condé et leader du front.

Interrogé sur ceux qui pourraient être à l’origine de ces faits malheureux selon lui, le président de l’UPG pointe un doigt accusateur contre le pouvoir d’Alpha Condé et des autorités administratives de Kissidougou.
« Ce sont des envoyés du maire de Kissidougou .C’est lui qui a tout planifié. Pour preuve, les ressortissants de cette ville qui étaient avec nous, ont vu les jeunes sûrs du maire », a accusé Jacques Gbonimy, président du parti UPG. avant d’annoncer qu’une fois à Conakry, le FNDC prendra une décision s’il faut poursuivre en justice les commanditaires de ces actes de ‘’barbarie ‘

Le premier responsable communale de Kissidougou quant à lui, dit avoir été surpris de la délégation et de la réaction des jeunes de sa localité. M. Yomba Sanoh, a d’ailleurs confié au micro de notre média en ligne que d’habitude, à chaque fois que le FNDC décide de s’y rendre à Kissidougou, il reçoit toujours de leur part une information sur leur venue. Mais cette fois-ci dit-il, aucun signal n’a été adressé à son niveau, qui, pourrait le permettre de prendre les dispositions qu’il faut vu le climat sociopolitique, actuellement tendu en Guinée.
« Ça ce sont des fausses accusations. Sinon le troisième responsable de ce parti qui est Samuel est conseiller. Il nous a jamais informé pour dire que son leader devrait être là. C’est seulement ce matin que j’ai reçu à mon bureau, la coordination de l’opposition d’ici pour dire qu’il y a un d’eux qui a été attaqué. Sinon à chaque fois qu’un responsable venu de leur rang vient ici, je le conduit chez les sages, les autorités et continue après sa mission. Mais je leur ai dit franchement que je n’étais au courant de rien et ils s’étaient contraints de me présenter les excuses. Sinon, enfin de compte, j’ai appelé ces responsables après pour que je puisse me voir avec eux. Mais il m’ont dit qu’ils s’étaient déjà vers Faranah sur le retour», a expliqué le maire de Kissidougou.

Quant aux envoyés spéciaux du FNDC à en croire M. Gbonimy, une décision sera prise à l’unanimité une fois à Conakry, pour voir s’il faut poursuivre ou pas, ces auteurs et commanditaires de ces barbaries.

Sâa Robert Koundouno pour maguineeinfos.com