Plus les jours passent, plus les esprits s’échauffent. Le 1er mars prochain, les élections législatives et le référendum se tiendront en Guinée. Deux scrutins auxquels de nombreux partis d’opposition ne prendront pas part. Par conséquent, ils comptent les empêcher pour disent-ils éviter que le président Alpha Condé s’éternise au pouvoir. Ce samedi 22 février, l’Union des Forces républicaines a tenu son assemblée générale à son siège à Matam. Une assemblée au cours de laquelle, les opposants au régime d’Alpha Condé ont réitéré leur détermination à défendre la Constitution que ce dernier entend changer. C’est le cas par exemple de Badara Koné, responsable de la jeunesse dudit parti.
Devant les militants massivement mobilisés, le vice-maire de la commune de Matam n’est pas passé par le dos de la cuillère pour s’en prendre aux adversaires. Cette semaine, le président de la République a lancé une invite à ses militants de mettre hors état de nuire toute personne qui s’attaquerait à un bureau de vote. Pour Badara Koné, cela est impossible : « Quel qu’en soit l’effectif des services de sécurité, ils ne pourront pas nous empêcher parce que il y’a plus de 20.000 bureaux de vote. Quel qu’en soit le nombre des agents, il n’y pas 20.000 contingents en Guinée. Un agent face à dix personnes, il ne pourra rien », galvanise les siens.
Par ailleurs, il a invité les militants du parti à vaincre la peur pour pouvoir défendre la loi fondamentale. Selon lui, permettre au président actuel de modifier la Constitution serait une honte pour les opposants. Il demande donc aux siens de s’opposer à toute arrestation de militants du FNDC : « Chez moi, avant de m’arrêter ils ont trop souffert. Si nous redoublons ce genre de résistance, les gents ne pourront pas nous arrêter. Chaque chose a son temps », a-t-il martelé.
Concluant son intervention, Badara Koné a déclaré que le président actuel n’est pas plus fort que ses prédécesseurs feu général Lansana Conté et capitaine Moussa Dadis Camara. Dans la foulée, il a lancé une invite aux militants et sympathisants du parti « À partir de lundi, la désobéissance civile totale commence. D’ici samedi prochain, si rien ne bouge, nous allons sortir sur la route pour empêcher la circulation jusqu’à ce que le président Alpha Condé renonce à son projet », a-t-il dit.
En attendant le 1er mars, le Front national pour la Défense de la Constitution convie ses militants et sympathisants à une réunion à son siège lundi prochain. Réunion au cours de laquelle, des décisions fortes seront prises apprend-on.
Mohamed Lamine Souaré pour maguineeinfos.com
