Dans un communiqué rendu public sur leur site, l’Organisation Internationale de la Francophonie OIF, a annoncé son retrait du processus électoral au compte des échéances couplées du référendum, prévues pour le 01 mars prochain. Apparemment, cette décision en soit ne pose pas problème mais, c’est le moment choisit qui n’est pas du tout approprié, comme l’a estimé M. Souleymane Traoré, Directeur général du Fond d’Entretien Routier de Guinée.
Les réactions se font différemment entendre entre l’opposition guinéenne et mouvance présidentielle depuis cette annonce de l’OIF. Si Cellou Dalein et sa suite se félicitent, estimant que l’organisation n’a fait que confirmé ce qu’ils ont toujours dénoncé quant à la crédibilité de ce processus, le RPG lui, respecte cette décision, même si le moment choisit n’est pas opportun.
À la question de savoir si ce retrait de l’OIF ne risque pas de décrédibiliser le processus électoral guinéen, M. Souleymane Traoré, vice-président de la Commission juridique du directoire de campagne du RPG arc-en-ciel ne l’en trouve pas mauvaise ( décision), même si elle est intervenue à une semaine des élections.
« C’est une surprise pour moi qu’une organisation comme l’OIF se retire à une semaine des élections, alors qu’elle a pris part à l’ensemble du processus qui a conduit à la révision du fichier électoral notamment, les recommandations et le dialogue qui a précédé cela», a tout d’abord regretté M. Souleymane Traoré, interrogé par nos confrères du site ledjely.com
Estimant que la communauté internationale, les partenaires techniques et financiers ne sont que des appuis pour la Guinée, ce responsable du bureau politique du parti au pouvoir pense que la volonté du dialogue, la volonté d’une politique digne de notre pays doivent être d’abord celle de tous les Guinéens. C’est pourquoi, il demande aux citoyens de n’être trop pas sensibles aux communiqués de telle ou de telle organisation ou encore de tel ou tel pays, en oubliant que ce sont les Guinéens eux-mêmes les acteurs.
« Je ne m’explique pas toujours que des Guinéens à un moment donné puissent rompre le dialogue entre eux, et qu’ils aient passer des heures et des heures sur des communiqués passés par de telle ou telle ambassade ou organisation. Qu’ils comprennent que c’est d’abord une question des Guinéens. C’est difficile de demander à un pays qui a lancé un processus de manière consensuelle d’arrêter ce processus, à une semaine de l’élection. Juste parce qu’une organisation internationale ou un pays à fait un communiqué», a encouragé M. Traoré.
D’ailleurs, il reste confiant que ce processus doit conduire sans faille à ces élections législatives car, il est évident qu’un pays ne peut se priver d’une Assemblée Nationale. vu que ce sont des ressources importantes qui ont été engagées dans ce processus dit-il, il n’est donc plus question de l’arrêter parce que tout simplement l’OIF a annoncé son retrait.
Sadamadiya pour maguineeinfos.com









