Le chef de file de l’opposition guinéenne a beaucoup manqué à ses militants ces derniers temps, avant d’apparaître ce samedi, 07 mars 2020 à son siège à la minière. Avec une cartouche de critiques, il regrette l’existence du camp de Soronkoni et s’inquiète davantage face aux arrestations qui ciblent les membres du FNDC dont il est membre.
Le président de l’union des forces démocratiques de Guinée n’entend guère cautionner l’enlèvement de Sekou Koundouno et Ibrahima Diallo, tous du FNDC, mais aussi condamne le traitement dégradant selon lui, qui leur est infligé.
Il trouve inhumain qu’ils soient considérés comme des malpropres ou délinquants pour être humiliés et privés de liberté. Il en appelle à la vigilance et enseigne aux militants que l’heure est grave, même si cela ne l’empêche de parler de l’isolement d’Alpha Condé.
» Ils ont procédé hier à l’arrestation de Sékou Koundouno et de Ibrahima Diallo. C’est un kidnapping par des policiers encagoulés. Et selon les policiers, c’est comme ça on doit traiter les criminels. Comment pouvez vous traiter sékou Koundouno et Ibrahima Diallo de criminels?
On ne doit pas être assis. Parceque chacun doit se dire que demain ça peut être mon tour. On a arrêté, maltraité, expulsé le journaliste français, parcequ’il a fait une voix discordante. Notre liberté et nos droits sont en danger, il faut qu’on reste mobilisés, parceque le projet de monsieur Alpha Condé ne passera pas. Alpha Condé a beaucoup de difficultés, il est isolé par rapport à son peuple, par rapport à la communauté internationale, c’est la panique totale » , a dit Cellou Dalein Diallo.
L’ex premier ministre guinéen ouvre aussi une parenthèse sur l’existence du camp de Soronkoni et la déportation des personnes récemment enlevées à Conakry. Ce qui est une manière de ressusciter le camp boiro et ses pratiques antérieures croit-Il.
« Les dernières pratiques qui sont des pratiques anciennes qui consistent à kidnapper sont de retour. Maltraiter, incarcérer des gens, avec des traitements inhumains. Alpha Condé a ses propres camps boiro aujourd’hui. Ces camps s’appellent Soronkoni, où des dizaines de Guinéens sont incarcérés. Et ces pratiques continuent » , le vice président de l’international libéral au micro de maguineeinfos.com.
BAH Mohamed
Pour maguineeinfos.com
