Accueil À LA UNE Présence d’électeurs fictifs dans le fichier : « On va les extirper », rassure...

Présence d’électeurs fictifs dans le fichier : « On va les extirper », rassure Souleymane Keïta de la mouvance présidentielle

Le fichier électoral actuel divise la classe politique guinéenne. D’un côté, les opposants réunis au sein du FNDC rejettent ce fichier qu’ils qualifient de mauvais. De l’autre, le parti au pouvoir estime le contraire et entend aller le plus rapidement possible aux élections. Joint au téléphone ce matin par nos confrères d’Espace FM, Souleymane Keïta a promis que plus de deux millions d’électeurs fictifs seront extirpés du fichier.

Ce conseiller du chef de l’État a indiqué qu’un travail a été abattu pour assainir le fichier électoral avant l’évaluation de celui-ci par les experts de la CEDEAO. Il pense qu’il est possible d’aller aux élections maintenant malgré quelques dysfonctionnements  : « Ce fichier est déjà assaini, il y a un travail depuis très longtemps qui a été abattu. Nous avons expliqué par tous les moyens pour démontrer à l’opinion nationale et internationale que nous avons certes un fichier qui n’est pas parfait, mais qui n’est pas aussi mauvais comme le prétend l’opposition dans sa partie radicale ».

À la veille du 1er mars dernier, le président de la République avait reporté de deux semaines les législatives et le référendum. Permettant ainsi aux experts de la CEDEAO d’évaluer le fichier électoral. Après évaluation dudit fichier, ces derniers ont présenté un rapport dans lequel ils ont dit à la CENI d’extirper plus de deux millions d’électeurs fictifs du fichier électoral. Pour Souleymane Keïta, cela ne pose aucun problème : « On va les extirper, et ça c’est pas un travail qui est compliqué. Et puis très rapidement on va aller aux élections, parce qu’on ne peut plus attendre indéfiniment, on a une contrainte de temps. Notre Assemblée est arrivée à expiration depuis bientôt un an », dit-il.

Hier jeudi, la Commission électorale nationale indépendante a proposé la date du 22 mars pour la tenue du double scrutin. Une date que le locataire du palais Sekhoutoureya vient d’entériner. Des Guinéens se rendront donc aux urnes dans moins d’une semaine pour renouveler le Parlement, mais aussi se prononcer en faveur ou non d’une nouvelle constitution. Deux scrutins qui sont d’ailleurs contestés par les opposants.

Mohamed Lamine Souaré
Pour maguineeinfos.com

Quitter la version mobile