La majeure partie des présidents Africains s’éternisent souvent au pouvoir, malgré les règles démocratiques, interdisant cette pratique. Au cours d’une conférence de presse animée ce samedi à Conakry, Dr Oumar Diallo, consultant international et spécialiste en gouvernance et politique publique, pense que le refus de certains Présidents Africains d’appliquer l’alternance, s’explique par le fait qu’ils soient en même temps habitués d’être président d’un parti politique et Président d’une République une fois élu.
Pour renverser cette tendance, il faut, à l’en croire, insérer le système d’alternance depuis au niveau des partis politiques. Cependant, en Afrique notamment en Guinée, le président d’un parti demeure en même temps Président de la République. Une situation que déplore cet expert qui regrette que l’exemple des Etats-Unis ou encore de la Sierra Léone tout près ne soit appliqué jusque-là dans bon nombre des pays Africains.
« On parle souvent de politique et de l’alternance. Mais moi j’ai toujours dit, que ce soit en Afrique en général et en Guinée en particulier, les partis politiques sont des pépinières de futurs dictateurs. C’est-à-dire même au sein des partis politiques, il n’y a pas d’alternance. C’est en Afrique ou en Guinée que tu vois qu’un leader est président d’un parti et en même temps, Président de la République. Sinon c’est deux choses différentes. Soit tu es président d’un parti jusqu’à ce que tu meurs ou jusqu’à c e que tu sois élu », a indiqué cet expert, avant de regretter que : « quelqu’un qui n’accepte pas une alternance au sein d’un parti politique, lorsqu’il vient au pouvoir, il est habitué à ne pas permettre l’alternance et c’est ce qui arrive malheureusement en Afrique ».
Pour qu’il ait le vrai respect des principes démocratiques en Guinée et en Afrique afin de favoriser le respect des principes démocratiques, ce consultant pense qu’il faut d’abord insérer le système d’alternance depuis au niveau des partis politiques. Ce qui pourrait selon lui, faciliter d’avoir cette alternance jusqu’au niveau national.
« En Sierra Léone tout près ici, quand tu es président d’un parti, tu ne peux plus être candidat à une élection Présidentielle. Alors il faut que les gens acceptent d’appliquer l’alternance depuis au niveau des partis politiques », a plaidé l’expert.
Il faut rappeler que l’initiative est de la structure ‘’ Nouvelle Génération de leadership pour la Réconciliation Nationale’’.
Sâa Robert Koundouno pour maguineeinfos.com









