Au cours d’une conférence de presse ce lundi, les cadres du ministère guinéen de l’intérieur ont mis sous l’éclat des projecteurs, les cas de violences enregistrés lors de la tenue du double scrutin. Ils parlent de six morts dont un par AVC.
Après des scènes de violences enregistrées hier dimanche jour de vote, l’heure est au rendez-vous du bilan au ministère de la sécurité. Le patron de ce département qui est revenu sur certaines circonstances dans lesquelles ces cas de morts sont survenus, fait un bilan assez contraire à celui donné par le Front national pour la défense de la constitution, à quelques heures de la fermeture des bureaux de vote.
« A la clôture du communiqué d’hier à 19h, nous avions enregistré au niveau des hôpitaux légalement habilités à recevoir des victimes 4 morts. Mais après, dans la nuit nous avons reçu la confirmation d’un autre cas de victime. Et tard la nuit, nous avons été informés d’une nouvelle victime à N’zerekoré. En tout ça fait 6. Donc c’est le bilan que nous avons actuellement. Ce sont les dépouilles mortelles qu’on a dans nos hôpitaux.
Parmi ces victimes, l’une est morte par AVC. Vous avez également une dame qui a été tuée, dont l’auteur a été interpellé aujourd’hui. Il s’est qualifié lui même, d’élève gendarme. Nous avons pu mettre mains sur lui grâce à la population qui l’a pourchassé. Les enquêtes nous montreront sa motivation. Et pourquoi il était avec une arme » , a expliqué Damantang Albert Camara.
Dans une autre acception, L’ex porte parole du gouvernement retourne sur l’attaque de certains citoyens par d’autres civiles armés dit-il et sur lesquels des équipes d’intervention avaient mis mains dessus.
« Hier, des familles ont été assiégées, notamment à Jean Paul II, Kakimbo, Tobolon, Sonfonia Casse et dans d’autres quartiers. Et la plupart, les assaillants venaient de Bomboli. Ces familles ont été assiégées avec des personnes qui avaient des armes à feu, des armes de chasse et des armes de guerre. Et aujourd’hui il y’a des consessions qui sont menacées dans les quartiers, parceque tout simplement ces gens sont allés voter. Plus grave, avant hier samedi, un véhicule a été trouvé à la station Shell de Dixinn.
J’ai été alerté, il a fallu plusieurs heures pour neutraliser un véhicule qui contenait des grenades et des dispositifs d’armes à feu. C’est la vigilance de la population qui nous a aidé à maîtriser les situation » , a-t-il ajouté au micro de maguineeinfos.com.
Pour l’instant, il faut dire que le ministère de l’intérieur trouve après vérification, que ces morts ont été enregistrés à la veille ou à l’avant veille des élections. Ce qui veut dire apprend-on qu’elles ont été mises au compte des manifestations éclatées au cours du déroulement du double scrutin controversé et contesté par les opposants au projet de nouvelle constitution.
BAH Mohamed
Pour maguineeinfos.com









