Malgré l’absence de l’opposition radicale, conduit par El hadj Mamadou Cellou Dalein Diallo, certains partis de l’opposition guinéenne se sont porté candidats à ce double scrutin, organisé le 22 mars 2020. À l’image du parti GDE d’Aboubacar Soumah, du RRD de Mamadou Sylla, du GD de camarade Siaka Barry, l’Alliance ADC-BOC avait également pris part. Sur son appréciation du processus, Dr Ibrahima Sory Diallo, coordinateur de cette alliance, a reconnu que ces élections ce sont déroulées dans les conditions très difficiles, avant de regretter que le RPG ait 60 à 70% dans les fiefs que alliance espérait remporter pourtant.
D’abord, ce médecin de formation et homme politique aujourd’hui, a dénoncé des menaces de certaines personnes mal intentionnées, intervenues le jour du vote. De tels actes, le coordinateur D’ADC-BOC estime que c’est de l’incivisme et également une violation du droit.
« Aller à une élection c’est un droit et ne pas aller en est également un autre. Mais l’empêcher, c’est une violation de la Constitution. Ces acteurs politiques au sein du FNDC qui se disent défenseurs de la Constitution, la violent eux-mêmes», a lâché Dr Ibrahima Sory.
Depuis l’annonce de ces élections législatives et référendaires, les dénonciations n’ont jamais cessé, même dans le rang des partis politiques de l’opposition, candidats à cette compétition. Déjà dans certaines localités comme à Kankan, certains opposants fustigent déjà les résultats provisoires. Tout comme eux, l’Alliance ADC-BOC elle, s’en prend au processus de dépouillement.
« Il faut dénoncer qu’il y a eu un dépouillement lors de ce processus qui n’a pas respecté le code électoral. Si c’est le cas donc, ces élections seront prises en fonction de la réalité du clivage. En plus, lorsque j’apprends que c’est dans les fiefs du RPG arc-en-ciel que les résultats sont seulement de 60 à 70%, et que nous dans nos fiefs on ne trouve que 3,5%, ce sont des trucs qui sont vraiment inhabituels. Mais cas cela ne tienne, nous considérons que des Guinéens sont libres d’aller ou de ne pas aller à une élection», s’est résigné ce leader politique Guinéen, avant de regretter tout de même que, eux qui viennent en Moyenne Guinée auront peu de représentation au sein de l’Assemblée Nationale.
Plusieurs bureaux de vote ont été vandalisés le jour du scrutin dans bon nombre de localités. Sur ce sujet, cet homme politique a déploré cette attitude car, c’est dans ces préfectures comme Dalaba où il espérait avoir au moins un député. N’ayant pas le choix, il reste néanmoins confiance, tout en comptant sur 3 députés ou plus au sein de la prochaine Assemblée.
Certaines informations circulent de nos jours que le FNDC déciderait de saisir la cour constitutionnelle afin d’annuler ces élections. En la matière, Dr Ibrahima Sory Diallo, pense que le front n’est pas une institution légale en Guinée, et donc, ne peut demander l’annulation d’un processus qu’il n’a pas pris part.
« Ça sera une violation de la loi car, ils ne sont pas concernés par ces élections et ne sont non plus une institution légale en Guinée. Ce sont les candidats à ces élections qui peuvent demander que le processus soit annulé mais pas un individu qui n’a pas participé».
Plusieurs cas de violences se sont produits en région forestière, suite à l’organisation de ces élections. D’abord, le coordinateur de l’alliance ACD-BOC, les a condamné avec la dernière énergie, et a invité l’État de prendre toutes les dispositions nécessaires afin d’arrêter les coupables et les punir à la hauteur de leur forfaiture. Tout de même, il amputé de façon indirecte, la responsabilité aux leaders du FNDC.
« Lorsque les citoyens acceptent d’être manipulés par des personnes ayant des ambitions politiques engagées dans le cadre de bloquer le pays, mais qu’est-ce que vous voulez ? Sinon ces violences ne se sont pas produites avant les élections. C’est pour donc dire que ce sont des actes prémédités et monter de toutes pièces. Vous l’avez compris qu’à un moment donné il y a eu des gens qui se sont opposés à ce que ces élections soient sabotées. Et si dans ça il y a eu des morts, qui est responsable ? », a-t-il conclu par cette interrogation.
Sâa Robert Koundouno pour maguineeinfos.com
