C’est la question que se pose la rédaction du quotidien maguineeinfos.com dont un reporter a fait un constat macabre ce samedi, 28 mars 2020 au niveau des marchés de la capitale au lendemain de la fermeture des lieux publics par le pouvoir de Conakry.

Il s’agit d’un constat qui reste dépourvu de tout commentaire et qui relance la question sur la garantie qu’a le pays pour lutter contre cette pandémie qui fait fléchir le monde entier y compris les grandes puissances qui disposent de tous les moyens nécessaires de lutte contre les maladies mais qui n’y arrivent pas encore.

Comme on peut le constater à travers cette photo, à l’image du grand marché de madina, certains lieux publics semblent encore être au dos des mesures prises par Alpha Condé et son gouvernement.
Avec une cohabitation indescriptible qui ouvre grandement la voie au frottement des uns aux autres, les marchés de la capitale défient encore les interdictions annoncées par le gouvernement pour anéantir la propagation du nouveau Coronavirus.

Pas de kits sanitaires, moins d’inquiétude face à la menace, on peut même noter l’absence totale de simple javel dans les bidons à madina ce samedi pour être destinés au lavage des mains.

Avec une démographie aussi dense , ici l’on se pose bien la question de savoir si les populations ont l’idée des dégâts de la pandémie du Coronavirus dans le monde ou chez nos voisins en Afrique. Une maladie qui met le monde à ses pieds et face à laquelle, il n’y a que de propositions de remèdes pour l’instant.

Comment peut-on fermer les écoles, lieux de culte, lieux de loisirs, suspendre des audiences dans les cours et tribunaux et laisser ouverts les marchés alors qu’ils sont des endroits où le contrôle des individus est quasiment impossible?

Une question dont la réponse attendra la prochaine vague d’interdiction du gouvernement guinéen qui ressemble à un orphelin dans la lutte contre le COVID-19.

BAH Mohamed
Pour maguineeinfos.com