Sur le silence radio du Front National de Défense de la Constitution, plusieurs interrogations planent de nos jours sur les réseaux notamment Facebook, surtout dans le rang des communicants du parti au pouvoir. Dans une interview accordée ce mardi 07 avril 2020 à notre rédaction, le Président du Bloc Libéral a laissé entendre que l’arrêt des manifestations de leur mouvement s’explique par cette crise sanitaire mondiale due à la pandémie de Covid-19 qui sévit dans notre pays depuis le 12 du mois passé.
Né le 03 avril 2019 à Kindia lors d’un congrès, le Front National pour la Défense de la Constitution qui regroupe les acteurs sociopolitique du pays s’était donner comme objectif principale, s’opposer à toute velléité de changement Constitution du 07 mai 2010. Même si le peuple de Guinée a majoritairement voté OUI à la nouvelle Constitution soumise au referendum du 22 mars que le Président a promulgué ce lundi 06 avril 2020, ce leader affirme que leur combat reste loin d’être à sa fin.
« D’abord il faut rappeler que nous continuons nos activités. Nous avons fait un mémo qui a été adressé à tous les partenaires et qui peint exactement sur ce qui s’est passé avant, pendant et avant les élections du 22 mars dernier, en termes de mascarade mais aussi en termes de violation des droits et des libertés. À N’zérékoré nous avons aujourd’hui des fosses communes et on ne sait combien on a enfuit dedans. Nous continuons également à maintenir le cap avec toutes les structures du FNDC parce que pour nous le combat ne fait que commencer », a confié Dr Faya Millimono à notre micro.
Sur les murs de la plupart des communicants du RPG-ar-cen-ciel, parti au pouvoir, les messages comme ‘’ le FNDC est mort’’ qui prédominent de nos jours. Interrogé sur cette question, l’opposant d’Alpha Condé leur a tout simplement répondu : « ils savent que le FNDC qui a plus de légitimité que le Président Alpha Condé lui-même est un mouvement qui est devenu un Etat d’esprit. Alors qu’ils sachent que nous sommes en train de se préparer car, aujourd’hui, la préoccupation de tout le monde c’est comment faire pour sauver des vies à cause de cette pandémie. Mais dès qu’elle sera derrière nous, il sera clair que les hostilités vont reprendre et nous allons réaffirmer ce que le droit Guinéen a dit », a lancé le Président du BL.
Récemment, AMNESTY Internationale, une organisation de défense des droits de l’homme, a publié un rapport dans lequel elle a pointé du doigt aux forces de l’ordre et de certains jeunes d’être à la base des tueries lors des manifestations en Guinée. Ces déclarations bien que tard selon Dr Faya, ne sont en aucun cas un fait nouveau car, c’est ce mode d’opération du gouvernement Condé que l’opposition guinéenne a toujours dénoncé.
Sâa Robert Koundouno pour maguinéeinfos.com









