《Faudrait-il que le guinéen soit toujours tué pour un oui ou un non?》. C’est par cette question que Lansana Kouyaté a exprimé son indignation face aux violences qui ont eu lieu ce mardi en Guinée. Pour le président du PEDN, ces tueries ne justifieraient rien que la volonté du pouvoir de provoquer la population. Il indique que le pire pouvait être évité si les autorités acceptaient d’écouter son peuple.
Ce sont des affrontements entre forces de l’ordre et des manifestants qui protestaient contre l’installation d’un barrage sanitaire à Coyah et un autre à Dubreka. Et la sous préfecture de Kamsar a aussi connu une manifestation dans la même journée, mais là-bas, pour le délestage du courant électrique. Cette journée a connu une répression sanglante qui a engendré près de 10 morts. Une chose non digérée par Lansana Kouyaté.
《Ce qui s’est passé à Coyah, Dubreka et Kamsar, ce 12 Mai 2020, est une preuve de plus de la préférence de ce régime à la confrontation et à la domination》 a dénoncé le président du PEDN.
Depuis Paris où il observe la turpitude sur la scène politique guinéenne, l’ancien premier ministre a estimé que l’une des meilleures solutions serait d’écouter la population. Alors il exige que justice soit faite pour les crimes commis.
《Il aurait juste suffit d’écouter les citoyens et renforcer le dispositif à la sortie de Dubreka et de Coyah.
Une énième fois, nous demandons que justice soit faite. Ces crimes ne devront pas rester impunis》, a-til conclu.
Siradio Kaalan Diallo pour maguineeinfos.com
