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Guinée/ N’Zérékoré : 36 morts, 129 blessés, 83 maisons touchées, bilan du rapport des évènements du 22 mars

Après les exactions commises les 22 et 24 mars dernier dans la capitale forestière, un rapport d’enquête sur les atteintes et violations des Droits Humains à la suite des violences inter communautaires nées des élections législatives et référendaires du 22 mars, a été publié ce vendredi, 15 mai 2020 par le collectif des ONG de défense des droits de l’Homme en Guinée forestière. L’objectif de cette enquête, a été celui de contribuer à la recherche de la vérité quant aux événements qui se sont produits dans cette partie de la Guinée, ayant entraînés des violations et affectés la cohésion sociale. 

Du dimanche 22 au mardi 24 mars 2020, la commune urbaine de N’Zérékoré a connu des violences pendant et après le très controversé double scrutin législatif et référendaire. Dans le souci d’avoir la véracité des choses concernant ces événements, de contribuer aux efforts de règlement des différentes crises dans cette région et de mettre fin à l’impunité, le collectif des ONG de défense des Droits Humains, ont exploré plusieurs sources d’informations pour la réussite de leur mission.
« Pendant les enquêtes de terrain, notre équipe dirigée par Me Théodore Miche Loua Avocat, M. Emmanuel Fassou Sagno Sociologue, M. Adrien Chérif juriste, M. Patrice Mamy juriste, M. Aimé Raphaël Baba juriste également, a procédé à la collecte des informations par voie de témoignages des victimes, la visite des sites et lieux, la rencontre des autorités administratives et religieuses. Aussi, les visites de terrain qui ont été effectuées dans les quartiers de Bellevue, Dorota I, mais aussi à Gonia I et II et de Sokoura II, de Wessoua, Nakoyakpala, de Gbaghana et Kwitèyapoulou», a rappelé Me Koné Aimé Christophe Labilé de l’ONG Avocats sans frontières de Guinée.
À la suite de ces enquêtes menées dans la commune urbaine de N’Zérékoré, un bilan humain et matériel lors de ces affrontements a été dégagé par les enquêteurs. Ce qui donne un nombre total de 36 personnes tuées, 129  blessées, 127  autres arrêtées et 83 bâtiments incendiés ou détruits, mais aussi des engins, boutiques, salons de coiffure, ateliers et autres installations vandalisées dans les différents quartiers cités ci-haut.
Lors de ces exactions, ces défenseurs ont également fait allusion à la violation des droits comme ceux liés à l’intégrité physique, le droit à la vie, à la sécurité des biens et services, du droit à la liberté, de celui des prisonniers à un traitement humain, le droit du délai de garde à vie…
C’est pourquoi ces hommes, réunis en ONG de défense, ont fait un certain nombre de recommandations.
« Aux autorités politiques et administratives, d’appliquer la loi sans distinction ; d’œuvrer davantage dans la poursuite de la réforme des forces de défense et de sécurité…
Aux forces de défense et de sécurité, d’approfondir les enquêtes dans le but de retrouver et arrêter les présumés auteurs de ces crimes odieux, ainsi que leurs complices et commanditaires ;
À la société civile, d’aider la justice de mieux faire son travail par la dénonciation des présumés auteurs et complices de ces crimes;
Aux organisations nationales et internationales de défense des droits de l’Homme et à la communauté internationale, l’envoi en Guinée forestière d’une commission d’enquête internationale pour que la lumière et toute la lumière soit faite sur cette violence intercommunautaire pour éviter à cette région, scénario du génocide Rwandais,
Aux bureaux des conseils des quartiers de faire usage de mécanismes traditionnels de prévention et de résolution des conflits, 
Aux citoyens de la région en général et de la préfecture en particulier, d’œuvrer efficacement pour la promotion de la paix,… », ont sollicité les membres du collectif.
Sâa Robert Koundouno pour maguineeinfos.com
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