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Falsification de la Constitution Guinéenne : « juridiquement, on ne peut considérer le document publier au journal officiel comme étant …», tranche Me Antoine Pépé Lamah

Apparemment, la Constitution qui a été promulguée par la Cour Constitutionnelle et soumise au référendum, n’est pas celle qui a été publiée au journal officiel en la date du 14 avril dernier. Puisque, dans le projet de cette Constitution selon Me Antoine Pépé Lamah, l’article 42 qui permettait la candidature indépendante, a été disparu dans le document qui a été publié au dépend cette fois-ci du parrainage, chose qui est juridiquement inadmissible.  

Le débat autour de la fameuse Constitution issue des très controversées élections législatives et référendaires du 22 mars 2020, fait toujours grincer les dents au sein de l’opinion nationale et internationale. Ce texte promulgué le 14 avril dernier au journal officiel de la République de Guinée, a fait l’objet de plusieurs articles modifiés. Lors de l’émission des grandes Gueules de ce jeudi, Me Antoine Pépé Lamah a en parlé de ceux ( articles) qui crèvent les yeux.
« Il y a plus de 17 articles qui ont connu des modifications. Mais  celles (modifications) qui crèvent les yeux sont des articles 42, 106, 76, 77. Et quand vous faites la lecture minucieuse de l’article 42 des deux textes, je veux parler du projet soumis au référendum du 22 mars dernier et le document publié le 14 avril 2020, vous verrez que tout a changé. À  l’article 42 du projet, la candidature indépendante était permis. Mais avec le document du 14 avril, cette candidature indépendante a disparu et on parle cette fois-ci de parrainage. Et mieux, on confère l’exclusivité aux partis politiques de présenter les candidats à l’élection présidentielle. Et quand vous regardez les articles 76, 77, là ça complètement changé, ce qui est juridiquement inadmissible car vous ne pouvez pas soumettre un texte que vous avez pris soin de publier au journal officiel avant le référendum et sortir enfin un document écrit après le référendum en violation flagrante de la procédure référendaire», a mentionné l’avocat, avant de poursuivre que partant du droit, on ne peut pas considérer le document publier au journal officiel le 14 avril comme étant la Constitution de la République de Guinée, puisqu’il n’est pas le reflet fidèle de la procédure déclenchée bien avant le 22 mars 2020.
À l’entendre, c’est fort déplorable que le document soumis au référendum avec lequel, toute la campagne et la propagande ont été battues ne soit pas   publié au journal officiel. Pourtant, c’est partant de ce document que le peuple d’après la CENI et la Cour Constitutionnelle, ait approuver le texte soumis au référendum. Ce qui relève diras-tu, une haute trahison.
Ce débat tendu actuellement à tous les niveaux, a emmené Mohamed Lamine Fofana, ministre de la justice Guinéenne à prendre une décision. Décision qui va consister à vérifier cette Constitution afin de savoir d’où est venue l’erreur.
« On a même pas besoin d’être juriste pour le savoir. Même un biologiste peut, à travers une simple lecture, démasquer ce faux. De toutes les façons, le ministre de la justice a tout intérêt à clarifier et régulariser cette affaire, puisqu’à lire les pages du projet, vous verrez son cachet et sa signature». 
Sâa Robert Koundouno pour maguineeinfos.com
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