Dans un discours prononcé à l’occasion de ce mois de juin consacré aux enfants de zéro à moins de 18 ans, Mariama Sylla, ministre de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance, a tout d’abord indiqué que la célébration à partir de ce 1er juin 2020, va se dérouler sous le signe de la promotion des gestes barrières, la protection des personnes à risque ou victimes des inégalités et de violences, mais aussi la solidarité avec les personnes affectées par la maladie.
Le monde célèbre depuis plus de deux décennies, le mois de juin consacré aux enfants. À l’image des autres contrées du monde, la Guinée à travers le ministère de l’action sociale en collaboration avec celui de la Justice par le biais du Tribunal pour Enfants, a mis en place un mécanisme visant à mettre à la disposition de leurs familles, les enfants en prison dans le strict respect des mesures sanitaires et de protection. Durant 30 jours, plusieurs initiatives seront mises en œuvre.
« La consécration par le Gouvernement des 30 jours du mois de juin de chaque année aux moins de 18 ans est vécue par les communautés et les pouvoirs publics comme un moment d’intenses plaidoyers, de mobilisations sociales mais aussi d’évaluation des acquis en matière de promotion et de protection des droits et du bien-être de l’enfant en Guinée», a fait savoir la ministre.
Au regard du contexte spécial lié à la pandémie de la COVID-19, le mois de l’Enfant Guinéen de l’année en cours sera célébré sous le signe de la promotion des gestes barrières selon la première responsable du département la protection des enfants. En application donc des mesures liées à l’état d’urgence sanitaire, décrétée par le Président de la République, le ministère de tutelle, en commun avec celui de la Justice par le biais du Tribunal pour Enfants, a mis en place un mécanisme visant à mettre à la disposition des différentes familles, les enfants en prison, dans le strict respect des mesures sanitaires et de protection.
« Dans cette perspective , les activités phares envisagées vont concourir à la prévention et à l’atténuation des effets induits par le coronavirus sur nos enfants. A ce jour, 42 mineurs en conflit avec la loi de la Maison Centrale de Conakry, des prisons de Labé et de Kankan ont bénéficié d’une prise en charge transitoire par le concours des travailleurs sociaux avant leur retour dans la communauté familiale. Cette action salvatrice qui fait partie des activités de protection des personnes à risque, avec l’accompagnement de l’UNICEF, doit aboutir à une réinsertion socioprofessionnelle et éducative des bénéficiaires. A cela s’ajoutent les actions d’appui en direction des enfants pensionnaires des centres d’accueil et orphelinats ainsi que les femmes enceintes et femmes emprisonnées avec leurs enfants à la maison centrale de Conakry», a confié Mariama Sylla.
Pour intensifier cette assistance, la ministre invite les acteurs communautaires, les ONG et autres Institutions, à la mutualisation des efforts à l’effet de faciliter l’accès des personnes les plus démunies ou à risque aux kits de prévention, aux kits alimentaires et autres intrants indispensables à leur survie.
Sâa Robert Koundouno pour la maguineeinfos.com
