Le coordinateur national du Front National pour la Défense de la Constitution ne fait plus de bon ménage avec certains de ses collègues. Un groupe de dissidents accusent le patron du mouvement d’un détournement de fonds collectés pour les activités du front. Dans une déclaration publiée ce jeudi matin devant un parterre de journalistes, Abdourahamane Sanoh est également accusé de dictature dans sa gestion. Selon les dissidents, le coordinateur du FNDC entame des démarches qui ne mènent nulle part et prend des décisions unilatérales.
Depuis plusieurs mois des tractations se font sentir au sein du mouvement. Et le plus souvent cela est dû à des conflits de leadership. Certains membres de la plate-forme estiment que le FNDC version Abdourahamane Sanoh a échoué dans la mesure où, la Constitution qu’il tentait de défendre est déjà changée. Un échec qu’ils justifient par un manque d’objectivité et de transparence dans la gestion.
Selon Ibrahima Keïta, porte-parole du groupe, une somme de 30.000 dollars est bloquée par Abdourahamane Sanoh, des antennes de l’intérieur et de l’extérieur et d’autres contributeurs n’ont jamais reçu un rapport financier de la structure. La diaspora n’est pas associée dans la définition des stratégies de lutte et les idées de beaucoup de compatriotes sont écartées dans les instances de prise de décisions.
Ibrahima Keïta et son groupe déplorent par ailleurs un manque d’assistance des responsables du FNDC à l’endroit des détenus à Soronkoni et à la maison centrale de Conakry.
Le même mouvement demande à Abdourahamane Sanoh de revoir sa gestion. Faute de quoi, il risque de passer à une vitesse supérieure.
Siradio Kaalan Diallo pour maguineeinfros.com
