Testé tout corps hospitalier avant l’enterrement. Telle est la récente instruction donnée aux structures sanitaires de la Guinée en cette période de coronavirus. Représentant de nos jours deux tiers (2/3) des activités de hôpital régional de Kindia à en croire son Directeur, cette décision a du mal à être acceptée par beaucoup de parents des défunts.
Selon Mamady Djacka CISSE, une réticence se caractérisant par un tiraillement et un empressement est souvent observée du côté de ces parents. Sur ce dernier point lié au temps mis avant la délivrance du résultat du test mais aussi la remise du corps à la famille éplorée, le Directeur explique la procédure adoptée par sa structure sous la supervision des directions préfectorales et régionales de la santé. « La mesure d’accompagnement qu’on a trouvée avec Monsieur le DPS et le DRS, c’est le traitement des corps pour un enterrement sécurisé. C’est quoi ?(…) Tout simplement, c’est la disponibilité des forces de la croix rouge. Vite mobilisées, elles procèdent au prélèvement et à la sécurisation du corps y compris la pulvérisation dudit corps. Ainsi, le corps prélevé peut être remis aux parents. En ce moment, le résultat du test qui arrivera dans les 12 heures ou plus soit négatif ou positif, mettra la population à l’abri d’un risque majeur de transmission du virus » dit le Directeur.
Mais seul bémol à cette décision, c’est l’argument des parents qui pour la plupart, estiment ne pas comprendre que leurs proches morts par suite d’une autre maladie, soient soumis au même traitement. Sur la question, le Directeur de l’hôpital répond « C’est vrai qu’on ne vient pas à hôpital à 100% suite au COVID-19. D’ailleurs, notre hôpital ne fait pas d’hospitalisation de COVID-19. Mais malheureusement, Dieu nous a créé d’autres maladies sous-jacentes comme le paludisme grave, la diabète et l’hypertension (…) et le patient peut rentrer déjà infecté à un stade primaire du COVID-19. C’est pourquoi quand on fait ces maladies, le COVID-19 vient aggraver l’état. C’est pourquoi le gouvernement a trouvé nécessaire qu’il soit développer désormais un test sur tous les corps hospitaliers pour réduire le maximum de risques à l’infection au COVID-19 ».
Des précisions de Mamady Djacka CISSE apportées lors d’un cadre d’échanges organisé ce jeudi 4 juin dernier par le préfet de Kindia en vue de faire le point de la lutte contre le COVID-19 dans la préfecture.
Invitant les populations à comprendre cette démarche dans la gestion des corps hospitaliers, le Directeur régional de hôpital de Kindia promet de corriger les manquements constatés au centre de dépistage du COVID-19. Centre où un seul gant est parfois utilisé pour plusieurs prélèvements.
Aboubacar Wayé Touré depuis Kindia pour maguineeinfos.com








