Rien ne sent actuellement bon dans le rang du syndicalisme Guinéen, notamment entre l’USTG version Abdoulaye Sow et le SLECG, une autre branche syndicale que dirige Général Aboubacar Soumah. Alors que le Secrétaire général de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée a toujours montré une bonne mine dans l’accompagnement du SLECG dans son combat, le premier responsable du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée affirme tout simplement que ce que l’homme dit sur les ondes, est carrément en porte-à-faux avec ce qu’il fait concrètement. Une annonce fracassante, intervenue ce mardi, 09 juin 2020 lors de l’émission des grandes Gueules de nos confrères d’espace.
C’est depuis hier qu’une décision courageuse a finalement été prise par le clan d’Aboubacar Soumah, ce après plusieurs résignations dit-on. Et désormais, le SLECG suspend toutes ses activités avec l’USTG ceci jusqu’à nouvel ordre. Quand aux motifs qui ont abouti à cette prise de position, Général Soumah parle de plusieurs raisons.
« Les raisons sont nombreuses et elles sont entre autres : premièrement, depuis qu’on a déclenché la grève et jusqu’à un mois, l’USTG n’a pas engagé une action pour nous accompagner. Lorsqu’il y a eu des cris à tous les niveaux de la part des enseignants, le premier point de presse organisé à cet effet par cette centrale a été une déception totale. Parce, le discours que camarade Sow a tenu ce jour là a surpris tout le monde, y compris les journalistes qui étaient présents. Parce quand il a dit si au bout d’un mois le gouvernement ne fait pas appel, l’USTG va déclencher une action, alors que la grève avait déjà dépassée un mois. Au lieu de dire dans 24 ou 48 heures. Cela a crée de la panique et moins un il allait être attaqué par les enseignants qui y étaient. Il a fallu qu’il change de discours. Alors depuis ce jour là, on a commencé a douté de sa moralité», a tout d’abord rappelé le Secrétaire général du SLECG.
Durant la période de grève également, camarade Abdoulaye Sow a tenté selon Aboubacar Soumah, à corrompre la plupart de leurs camarades syndicalistes, même s’il s’est réservé de citer les noms. Dans cette même lancée, une rencontre a été organisée par le Secrétaire général de l’USTG à travers un avocat se trouvant à Gamal, où un membre influent du SLECG aurait été convoqué. D’ailleurs pendant cette rencontre, Soumah dévoile qu’une somme importante qui devrait servir à l’arrêt de la grève était envoyé à bord d’un véhicule.
« Autre tentative de corruption, lors du passage d’Abdoulaye Sow dans les grandes Gueules, il a eu à féliciter un cadre du RPG et de la présidence pour certes investir à dégeler ces salaires. Donc, s’il a félicité ce dernier, ça veut il était de cœur avec lui, lorsque celui-ci aussi est venu voir la même personne que son envoyé tient à rencontrer. Celui-ci aussi est venu avec la liste de 9 personnes du bureau exécutif national du SLECG nuitamment, où il a proposé 300 millions à chacun et une voiture pour qu’ils puissent abandonner la grève et quitter notre mouvement et tous les enregistrements sont avec nous», a révélé Aboubacar Soumah, avant de déplorer que leur plainte contre Abdoulaye Sow sur cet acte ne soit accordée par aucune gendarmerie.
D’ailleurs, Général Soumah part jusqu’à dire que Abdoulaye Sow n’a rien facilité dans le combat du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée. Ce qui l’amène même à résumer tout simplement que le Secrétaire général de l’USTG est un » inconnu connu », car ce qu’il disait lors les ondes lors des négociations, était différent de ce qu’il disait face Dr Bano Barry.
Sâa Robert Koundouno pour maguineeinfos.com









