Dans un post sur son compte Twitter, le président du PADES s’est à nouveau intéressé au débat lié à la falsification présumée de la constitution du 22 mars 2020 qui souffre toujours de légitimité de l’avis des connaisseurs de Droit.
Aux yeux de l’opposant dont les raisonnements sur son avenir politique ces derniers temps prêtent à débat, de graves incohérences naissent dans la démarche de l’adoption de cette nouvelle constitution.
« La Guinée, drôle de pays avec une constitution votée non promulguée, et une constitution promulguée non votée », a souligné Dr Ousmane Kaba.
Par ailleurs, selon la lecture de plusieurs juristes guinéens, la constitution dont le référendum a fait des victimes le 22 mars et celle publiée au journal officiel de la République ne présentent pas les mêmes écritures car les articles 13, 17, 31 alinéa 2, 37 alinéa 3, 39, 42, 43 alinéas 2 et 3, 47 alinéa 1, 52 alinéa 3, 68 alinéa 1, 71, 76 ; 77, 83, 84, 90, 106, 107 alinéa 3, 119 alinéas 4 et 5, 120 et 132 ont été substantiellement modifiés ou substitués. Entre autres, la candidature indépendante consacrée à l’article 42 du projet aurait été biffée au profit d’une candidature exclusivement présentée par un parti politique et parrainée par des électeurs. Une situation face à laquelle, l’ex député s’interroge sur le rôle de la cour constitutionnelle dans cette histoire en tant que gardienne de la constitution.
« La falsification du tiers des articles. Ainsi l’article 42 falsifié sur les candidatures indépendantes et les parrainages. Où est la cour constitutionnelle? », s’interroge t-il.
Enfin, il est important de rappeler que la cour constitutionnelle dont on parle s’est délibérément lavée les mains de cette responsabilité. Elle estime faire son travail qui était naturellement de revoir le texte avant sa publication au journal officiel.
BAH Mohamed
Pour maguineeinfos.com
