Après le mini remaniement opéré le vendredi 19 juin 2020, le Coordinateur National de la Maison des Associations et ONG de Guinée a déploré la faible présence des femmes au sein de la nouvelle équipe gouvernementale. Dans un entretien téléphonique qu’il nous a accordé, Lansana Diawara voit une violation de l’article 9 de la constitution.
Depuis quelques années le président de la République montre souvent une volonté de dédier son 2eme mandat aux jeunes et aux femmes. Mais ce qui ne se matérialise pourtant pas au sein de ses différents gouvernements. Ce qui soulève les voix au sein de la société civile.
« Il faut rappeler que le Président de la République a violé l’article 9 dans ce décret de remaniement. Cet article de la Nouvelle Constitution, stipule que nul ne peut être l’objet de discrimination de faits, notamment de sa naissance, de sa race, de son ethnie, de son sexe, de sa langue, de son rang social et de ses convictions religieuses, philosophiques ou politiques», a-til rappelé.
Alors il ne reste qu’à respecter ce que stipule ce texte pour maintenir la parité dans les différents organes et institutions du pays, poursuit-il.
« Le Président devrait être conforme à cet article par rapport à cette disposition constitutionnelle. Il aurait fallut au moins 12 femmes comme ministres au sein de ce gouvernement. Mais comme cela n’a pas été respecté, ça veut donc dire que le Président lui même a violé cet article», a-t-il accusé.
M. Diawara a enfin demandé à Alpha Condé de revoir ce décret afin de donner au moins 12 postes ministériels aux femmes, comme l’exige la loi. À défaut, son organisation lui adressera un courrier pour lui demander de rendre les places « volées.
Sâa Robert Koundouno pour maguineeinfos.com









