Malgré le retard causé par la pandémie de Coronavirus suite à la fermeture des classes, certains patrons d’écoles privées ont mis des élèves dehors pour non payement des frais de scolarité des mois de mars, avril et mai. Pourtant ces mois n’ont pas été consommés par les concernés, qui étaient sommés de rester à la maison pour des raisons sanitaires. Une attitude très mal perçue par certains acteurs de la société civile.
L’école guinéenne était fermée depuis trois mois suite à l’état d’urgence sanitaire. Et les classes ont récemment rouvert pour les salles d’examen. Mais les fondateurs de bon nombre d’écoles privées n’ont pas hésité de vider les élèves n’ayant pas s’acquitter de leurs mensualités. Une attitude dénoncée et condamnée par l’association scolaire et estudiantine de Guinée. Dans une déclaration publiée ce mardi, 07 juillet 2020, l’A- SEG demande au Gouvernement d’intervenir dans un bref délai pour éviter le chaos dans le système éducatif guinéen.
« Ces agissements des gestionnaires d’écoles privées ne sont ni plus, ni moins qu’un racket à ciel ouvert et une injustice de trop », a dénoncé Kabinet Keïta.
Dans la même déclaration, le président de l’A- SEG fustige ce comportement des responsables du privé pendant les préparatifs des examens, malgré, dit-il, le retard causé par le Coronavirus.
« Nous déplorons jusqu’à ce jour, un nombre d’élèves virés des classes dans tout le pays, alors qu’ils s’activent à préparer les examens nationaux en dépit du retard causé par le covid-19 » a-til poursuivi.
L’association scolaire et estudiantine de Guinée invite l’Etat à s’impliquer afin que l’année en cours soit une année de succès pour l’école guinéenne. Elle en appelle également les élèves au strict respect des gestes barrières pour couper la chaîne de contamination de la maladie.
Siradio Kaalan Diallo pour maguineeinfos.com