Officiellement fixé à 30 mille francs guinéens, le prix du transport de la nationale Conakry-Kindia pour une distante de 135 kilomètres, est passé à 100, voire 150.000GNF depuis l’instauration de l’état d’urgence sanitaire en Guinée. Une augmentation fantaisiste qui est due selon les chauffeurs, à l’état très piteux de la route mais aussi aux tracasseries subies à chaque barrage sanitaire de contrôle érigés tout au long du trajet. Malgré la décision du gouvernement intimant le retour au prix initial ( 30.000), les passagers se heurtent toujours à l’entêtement des chauffeurs.
Au lendemain du communiqué du gouvernement annonçant l’allègement des mesures barrières en Guinée notamment dans le secteur du transport, le constat est presque resté le même à la gare routière de la commune urbaine de Kindia. Les chauffeurs de la nationale Conakry-Kindia, n’ont pas respecté le retour au prix initial de 30 mille francs guinéens. Soulagés par la nouvelle apprise dans la soirée du mardi 22 septembre, les passagers ont été très vite refroidis par le refus des chauffeurs. Les altercations seront inévitables. 50 à 70 mille sont les prix imposés aux passagers qui ne détiennent pas de bagages. Pour ceux qui en ont, le prix va jusqu’à 100 mille francs guinéens.
« C’est vrai que le transport Conakry-Kindia est trop. Mais Ça ne dépend pas aussi des chauffeurs. Les militaires ont transporté le camp sur la route. Partout, tu dois payer 100, 150 voire 200 mille pour pouvoir passer et tout cela retombe évidemment sur les passagers » , nous explique un chauffeur interrogé sur la question. Pour un responsable du syndicat des transporteurs de Kindia, l’État a fait son communiqué mais il attend la réaction du syndicat national avant toute conformité.
« Dès le lundi, nous pourrions revenir au prix officiel », laisse entendre un chauffeur.
Le retour à un seul barrage le long du trajet, pourrait favoriser le retour à la normale indiquent certains conducteurs.
À rappeler que l’installation des barrages fait suite à la décision d’interdiction de sortie de la capitale Conakry, épicentre du coronavirus.
Aboubacar Wayé Touré depuis Kindia pour maguineeinfos.com
