Dans une interview accordée à la presse lors de la rentrée parlementaire, le président de l’Assemblée nationale s’est aussitôt penché sur la situation socio politique de la Guinée, qui prend un autre élan ces dernières heures. Il regrette ces violences orchestrées et en appelle à la retenue.
Amadou Damaro Camaro n’a pas attendu une seconde pour condamner ces actes de violences qui ont surgi en moyenne et haute Guinée. Pour lui, cela ne devrait pas arriver, puisque ça affecte dangereusement l’unité nationale qui s’avère aujourd’hui menacée.
« À priori, tout le monde doit condamner la violence de quelque nature quelle soit. Ça c’est le rôle de tout homme politique. C’est lorsqu’on condamne qu’on a le courage de sanctionner les fauteurs de troubles », a rappelé l’ex président du groupe parlementaire RPG AEC qui poursuit, en mettant l’accent sur les conséquences de la violence surtout en période électorale. Pour Damaro, on ne doit pas payer le mal par le mal.
« Je regrette les violences dans certaines zones. C’est pas parce que vous avez fait ça chez vous que nous allons faire chez nous. Cela n’honore pas la classe politique. En cette période électorale, les gens doivent pouvoir aller partout en Guinée, battre campagne et sans problème », a-t-il fait savoir au micro de maguineeinfos.com.
Il faut rappeler qu’après l’attaque du cortège du premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana au foutah, des violences ont été exercées sur quelques militants de l’UFDG en haute Guinée, notamment à Faranah et Kankan. Une attitude que déplore le parlementaire qui appelle à la culture de la paix avant, pendant et après le scrutin du 18 octobre prochain.
Bah Mohamed et Fatimatou Baldé pour maguineeinfos.com
