Chers compatriotes, frères et sœurs guinéens et guinéennes, ce n’est pas de gaité de cœur que je réaffirme en ce jour d’une part que l’heure est grave, et d’autre part que la patrie est en danger.
A l’occasion de la campagne électorale en vue du scrutin présidentiel du 18 Octobre prochain, les commanditaires de la haine, de la division et des violences de toute sorte ont réveillé leurs vieux démons.
Ne dit-on pas que « chassez le démon, il revient au galop » ou encore, « l’habitude est une seconde nature « ? Ces assertions se vérifient dans le cas de Monsieur Alpha Condé.
Sinon, comment expliquer que lui qui est sensé garantir la paix et la cohésion sociale permette que son épouse qualifie les guinéens non malinkés d’étrangers à Kankan ?
Comment expliquer que lui-même parle d’expropriation des terres acquises légalement par des guinéens non Soussou à Coyah ?
Comment expliquer que des milices soient armé à Kankan pour traquer les militants de l’UFDG, au seul motif que leur leader devait y tenir un meeting de campagne ? Et cela, en présence de Bourema Condé ministre en charge de l’administration du territoire et de la décentralisation qui a déserté son bureau pour un long séjour inexplicable à Kankan. Peut être pour y attendre l’arrivée du candidat Cellou Dalein Diallo et coordonner la chasse à l’homme de ses militants.
Ce qui est encore très grave, c’est le silence complice de la communauté internationale face à ces dérives. Tenez bien, aucune institution internationale ou régionale n’a condamné ces actes. Aucune ambassade installée en Guinée n’a évoqué la gravité de cette situation. Aucun média international n’a osé informer sur ce qui se passe chez moi. Nous sommes laissés pour compte et devons seuls faire face aux exactions d’Alpha Condé et de ses complices.
Face à cette situation, je sollicite de tous les compatriotes de la retenue et du sens du patriotisme car « On ne poursuit pas un fou nu en se déshabillant. On devient aussi fou que lui ».
À mes frères et sœurs de la haute Guinée, sachez que l’histoire nous a unis pour l’éternité. Il y a eu la Guinée sans Alpha Condé, il en aura après lui. Mais nous resterons tous et ensemble, fils et filles de ce beau et riche pays que Dieu nous a donné. Individuellement et collectivement, nous devons y préserver la paix, gage de notre développement.
Pour le temps qui reste de la campagne électorale, évitons et condamnons tout acte, propos pouvant porter atteinte à notre unité nationale chèrement maintenue jusqu’à présent.
L’heure est grave, plus que grave. C’est pourquoi, efforçons nous de placer la Guinée au dessus de tout et de tous.
Chérif Mohamed Abdallah
Ce 12 Octobre 2020








