À l’abri des manifestations de protestation post-électorales, la ville des agrumes reste sous la vigilance des forces de l’ordre. Au centre de la commune urbaine précisément au siège de la mairie, une forte présence des militaires armés est toujours constatée. Malgré la fin des opérations de centralisation des votes du 18 octobre dernier à cet endroit, les autorités militaires et administratives préfèrent rester sur leurs gardes.
Le périmètre bouclé est inaccessible au public et conducteurs d’engins. Une vigilance des forces de défense constatée depuis l’attaque des camps militaires de Samoroyah et Kémé Bourema dans la nuit du 15 au 16 octobre dernier.
Fermées pour la plupart au lendemain du scrutin présidentiel, les boutiques et magasins du grand marché rouvrent progressivement. Un marché qui retrouve peu à peu son ambiance habituelle. Mais les événements politiques récents ont eu quelques incidences sur les prix de certaines denrées. La miche de peine passe de 2. 500 à 3.000 francs guinéens. Dans les services administratifs, l’activité est fortement au ralenti.
Malgré ce calme qui règne dans la préfecture de Kindia, sages, leaders religieux, représentants de coordinations ont au cours d’une rencontre le week-end dernier, appelé les populations à renforcer la paix. Être l’exemple de la coexistence entre les communautés a été l’autre invite au cours de cette rencontre.
Aboubacar Wayé Touré depuis Kindia pour maguineeinfos.com
