Apparemment, la crise post-électorale semble loin de trouver un dénouement en République de Guinée. Des manifestations à outrance, qui font flipper plus d’un et, emmènent des citoyens à prévenir la faim durant cette période de remous.
Quelques jours seulement après la tenue du scrutin présidentiel, une crise politique s’est emparée de tout Conakry et ses environs. Des remous naissent partout contre la publication des résultats provisoires par la CENI, jugés manipulés . L’appel de l’opposition à manifester encore mardi, 03 novembre conduit de facto, de nombreux citoyens à s’approvisionner comme l’a conseillé le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo. C’est le cas précis au marché de Matoto, où des citoyens font la queue devant boutiques et magasins pour se trouver des denrées de première nécessité.
Ce père de famille rencontré par un reporter de maguineeinfos. com, dit être inquiet et se demande comment nourrir sa famille en tant que vigile.
« je suis venu ici pour acheter même si c’est un sac de riz et un bidon de 10 litres d’huile et quelques choses pour le déjeuner comme du sucre, du beurre et du lait. Le reste, ma femme va se débrouiller pour les autres condiments. Il faut qu’on se comprenne dans ce pays, parce que personne n’est préparé à vivre ça », a t-il lancé.
Une situation qui arrange des vendeurs qui peuvent se faire d’argent avant le début des manifestations, même si des magasins sont souvent cibles d’attaque.
« Je ne peux que remercier Dieu de m’avoir permis de vendre presque toute ma marchandise, parce qu’avec cette pagaille même si je suis couché, je ne peux pas dormir. Quand on regarde ce qui s’est passé dans d’autres régions comme Kankan et même ici à Conakry, des boutiques ont été saccagéés et pilées sans justice. Mais avec cette situation, je me sens mal lorsque mes clients se plaignent de la flambée des prix dont je ne suis pas l’auteur » , a regretté Hamidou Bah, commerçant au marché de Matoto.
Il faut tout de même noter que depuis la déclaration récente sur la fermeture des boutiques et magasins par le groupe organisé d’hommes d’affaires (GOHA), l’économie guinéenne reste fortement impactée.
Fatimatou Baldé pour www.maguineeinfos.com









