L’union des forces démocratiques de Guinée et l’alliance nationale pour l’alternance démocratique appellent à une journée ville morte ce lundi 09 novembre 2020 dans le grand Conakry. Cet appel vise selon les initiateurs à empêcher le hold-up électoral et exiger les résultats issus des urnes, lors du vote du 18 octobre dernier.
Très tôt ce matin, notre constat révèle que les boutiques et magasins restent sous l’autorité de cadenas dans la majorité des zones sillonnées, relevant principalement de la commune de Ratoma. Zone qui est régulièrement sur la première ligne des mots d’ordres de l’UFDG, connait ce lundi, une circulation normale. Lors du constat de notre reporter sur le terrain, de Hamdallaye à Cosa, en passant par Bambeto, les carrefours connaissent d’embouteillages comme à l’accoutumé.
Cependant, le constat signale que les activités commerciales restent paralysées. Sur cette zone, boutiques et magasins sont fermés. Seulement quelques étalagistes essayent leur gagne-pain, même si la crainte des casses y est.
Il faut noter qu’un cordon sécuritaire très renforcé est visible sur tout le long de la route Leprince. A chaque carrefour, au moins deux à trois pick-ups de policiers et gendarmes, munis de boucliers et autres armes conventionnelles sont postés. Cette mesure préventive vise à étouffer toute tentative de manifestation.
Au moment où nous mettons ces écrits en ligne, aucun heurt ne s’est fait signalé sur l’axe.
Presque le même constat se dessine sur l’autoroute Fidel Castro, où sans un arsenal de policiers ou gendarmes, la circulation est fluide. Du rond point Aéroport jusq’au pont Kenien, en passant par Kondéboundji, Bonfi et Carrière, un énorme embouteillage reste constant. De ce côté, les commerces ouvrent peu à peu dans la matinée de ce lundi, 09 novembre 2020.
Siradio Kaalan Diallo pour www.maguineeinfos.com









