La pandémie de Coronavirus a fait ses ravages et laissé ses séquelles dans la majorité des secteurs d’activités du pays. Les lieux de loisirs sont restés durant des mois sans être fréquentés. Ce qui a mis à genoux les gestionnaires et employés de ces différents lieux. Les plages par exemple qui repoussaient du monde, il y’a quelques mois, surtout les week-ends, sont aujourd’hui abandonnés par les clients.
Dans le souci de s’enquérir de cette triste réalité et compiler les réactions des occupants, notre rédaction a promené son micro sur certaines bordures de mer de la capitale. Partout, le constat reste presque le même.
A la plage de Lambadji qui, autre fois était la référence en matière de propreté et de clientèle, ce lieu est aujourd’hui non reconnaissable, compte tenue de son état piteux. Dans cette plage, des herbes, troncs d’arbres et quelques ordures envahissent l’espace. Sous quelques hangars, peu commodes, vivent les gestionnaires qui sont nostalgiques des clients. Ici, à l’image d’un lieu de culte, c’est le calme qui règne.
« Chaque jour on essaie de venir, mais franchement, il n’y a pas de clientèle. Nous souffrons beaucoup, la situation demeure et la plage est abandonnée sans entretien. Au moins avec les anniversaires, cela nous arrange un peu, mais c’est les fêtards ciblent notre lieu comme choix. Donc nous demandons vraiment l’aide de l’Etat », nous a confié le jeune Pépé gérant de la plage.
Contrairement à celle Lambandji, la plage de Takonko se porte plus ou moins bien. Dès notre arrivée sur la zone, l’on remarque un entretien. Une clientèle faible s’y trouvait. Certains assis seuls, d’autres jouent au ballon sur le sable. Une autre catégorie vient commander à manger et profite du temps pour contempler la mer. Sans soutiens des autorités, les occupants volent de leurs propres ailes, malgré la faible fréquentation des clients. Ils se contentent de leurs efforts et de l’aide des bonnes volontés.
« Comme vous remarquez, nous sommes en train de faire l’entreten. Et c’est pour chaque jour, parce que quand on laisse ainsi la plage, elle sera remplie d’ordures. Nous avons trois patrons qui vivent au Canada qui nous soutiennent, c’est grâce á eux que cette plage se porte bien parce que nous savons tous que depuis que le Coronavirus est là, les activités ne fonctionnent plus plus depuis huit mois. Mais vraiment nous on remercie ces trois personnes qui nous aident vraiment. Peut être au mois de Décembre la plage va recommencer à être convoitée par ses visiteurs parce qu’ils nous demandent à chaque fois, pourquoi on a pas relancé notre activité », nous a confié Mohamed Camara, administrateur de plage de Takonko.
Il faut préciser que depuis 8 mois depuis le début de la crise sanitaire, ces occupants de plages ne connaissent pas de clientèle régulière. Et aucune action spécifique et concrète d’accompagnement n’a été orientée par les autorités de tutelle, notamment le ministère du Tourisme.
Mariame Ciré Condé/ Siradio Kaalan Diallo pour www.maguineeinfos.com