Le Parti de l’Union et le Renouveau a organisé un carnaval ce samedi, 21 novembre 2020 à Conakry, pour disent ses membres, demander l’obtention de l’agrément du parti et la libération  des prisonniers politiques.

C’est un carnaval qui a mobilisé militants et cadres du parti dans les rues de la commune de Dixinn pour hausser le ton face au refus des autorités, de leur donner l’agrément. Ce qui pourrait leur faciliter la tâche, afin de mener leurs activités politiques en toute liberté partout en République de Guinée. Pour obtenir ces documents, le président du parti ne compte pas baisser les bras tant que les choses n’entrent pas dans les normes.

« Comme vous l’avez vu, nous avons organisé ce carnaval pour réclamer notre agrément, parce que nous sommes un parti politique normal au niveau national et international. On a fait des démarches administratives normales comme l’ont fait les autres partis politiques, déposer et attendre. Il nous ont dit que l’agrément est au niveau des affaires politiques. comme les autres, nous avons essayé de suivre toutes les étapes selon ce que nous a dit le ministère. Mais à chaque fois, c’est au même niveau, on arrive plus à avoir la suite », a expliqué Mamadou Baldé, président du PUR.

Ce combat ne concerne pas seulement l’obtention de l’agrément. Il s’élargit également à la lutte pour la libération des personnes emprisonnées dont la plupart, pour leurs opinions. Les cadres du parti demandent d’ailleurs à Alpha Condé, président de la Guinée, de les libérer et ouvre les couloirs de dialogue.

« Le président a tendu la main pour le dialogue afin que nous puissions avoir la paix, parce que l’intérêt de la Nation passe avant tout. Mais pour le dialogue, il ya des préliminaires. Il faut la vérité, la transparence et le pardon. On ne peut pas appeler au dialogue tandis que l’autre est en train d’enterrer son fils. On ne peut pas appeler une sœur au tour de la table tandis qu’elle est en train de transporter de la nourriture à son mari injustement emprisonné. Nous sommes un parti politique qui veut la paix. Donc nous demandons pardon pour que ces opposants recouvrent leur liberté », a-t-il plaidé au micro de maguineeinfos.com.

Il faut rappeler que ces personnes pour lesquelles, on demande la libération sont des cadres de l’opposition dont certains emprisonnés avant et d’autres, après le scrutin présidentiel du 18 octobre dernier. Il reste à savoir désormais si cet appel arrivera à destination pour qu’enfin le souhait de plusieurs activistes des droits de l’homme et de la société civile guinéenne puisse se réaliser.

Bah Mohamed pour maguineeinfos.com