Face à la crise politique actuelle de la Guinée, amener les acteurs politiques au tour de la table en vue d’une solution durable est l’un des défis qui semblent non relevables. Cependant, quelques pistes à explorer restent encore ouvertes aux principaux concernés. C’est en tout cas, ce qu’on puisse tirer des propositions d’un activiste interrogé par notre rédaction.
Dans une interview qu’il nous a accordée, Alghasimou Porédaka Diallo formule deux points à respecter pour qu’un véritable dialogue politique productif naisse sous le toit guinéen. L’expert en développement compte surtout, sur la clairvoyance du chef de l’État.
« Un dialogue politique est envisageable à deux conditions à mon avis, (1) que Monsieur Alpha Condé accepte de se retirer car il n’est plus légal et encore moins légitime et (2) que l’actuelle Assemblée Nationale soit dissoute car elle n’est pas légitime non plus. Ce dialogue doit être inclusif et facilité par des personnes ressources nationales. Il faut que les guinéens apprennent à se faire confiance» , propose t-il.
L’autre question qui hante notre interlocuteur est celle de la stabilité du pays. Face à cet autre point sensible, Alghasimou Porédaka Diallo propose un coupable des élections législatives et présidentielle.
«Pour la stabilité du pays au plan institutionnel, je recommande vivement que les élections présidentielle et législatives soient désormais couplées et que les élections locales se tiennent juste 6 mois au maximum après le double scrutin présidentiel et législatif de sorte à planifier toutes les élections la même année de manière à permettre aux élus de se focaliser sur les défis du développement», lance t-il.
Il faut rappeler que récemment le Président a tendu la main à l’opposition, mais certains opposants parlent d’une main piégée.
Siradio Kaalan Diallo pour www.maguineeinfos.com
