Le président du Conseil National des Organisations de la Société Civile a pris part ce mardi, 15 décembre 2020 à la cérémonie d’investiture du président guinéen réélu pour un troisième mandat. Dansa Kourouma dont la crédibilité est constamment remise en cause par l’opposition, dit qu’il est important de connaitre le contenu du discours, avant de tirer des conclusions. 

En tout cas, les mots n’ont pas manqué à l’activiste, pour donner toutes les raisons de sa présence à cet événement qui réunit des chefs d’États africains. Dansa qui est accusé de rouler pour le Gouvernement, parle d’un moment historique qu’il ne faut pas rater.

 » Il est important d’être témoin de l’histoire. De suivre le discours, tirer les enjeux pour qu’à notre tour en tant qu’organisation de la société civile, soyons capable de faire un monitoring de ses discours. Nous attendons de lui la réconciliation nationale, le respect des droits humains en donnant à la justice la force, l’indépendance, et l’intégrité de la justice doit être la deuxième attente. Et troisièmement, c’est la réforme institutionnelle. Aujourd’hui toutes les institutions sont en crise. Et cette crise se traduit par un certain nombre de faits et le président de la République et le premier ministre doivent se pencher à la création des conditions de confiance à ces institutions », a-t-il dit, avant d’ouvrir une autre fenêtre sur ses attentes vis-à-vis de cet autre mandat d’Alpha Condé.

« Il faut créer, refonder et renforcer les institutions qui existent, lutter contre la corruption et l’impunité! Lutter contre la corruption sous entend que le président de la République doit avoir le courage de se lever lui-même et s’attaquer au système mis en place. Un système qu’il a trouvé, qu’il n’a pas pu dementeler. Et tant que durera ce système, toute initiative de lutte contre la corruption, de redistribution de la richesse, d’intégrité dans l’action publique sera une forte illusion », a indiqué le patron du CNOSC.

Bah Mohamed pour maguineeinfos.com