Dans ce vox pop que la rédaction de maguineeinfos.com s’est fait le devoir de réaliser pour le plaisir de ses lecteurs, les personnes interviewées, dont la plupart frustrées par cette décision, tirent au bazooka sur le gouvernement. Nombreux sont ces vendeurs de Chicha qui voient déjà la mort de leur business.
« C’est vrai que le gouvernement a tout le pouvoir en sa possession et sa décision doit être suivie à la lettre. Mais il ne doit pas oublier que la vente de la Chicha réduisait au moins le taux de sans-emploi. Nous sommes la plupart des diplômés et c’est dans ça nous nous débrouillons pour ne pas être à la merci de la galère, parce qu’il n’y a pas de travail en Guinée », a rappelé Mohamed Fofana, vendeur.
Si cette interdiction impacte l’économie des vendeurs, elle vient dans un autre sens, mettre fin au passe-temps favori de beaucoup de jeunes, dont la plupart font de la consommation de ce stupéfiant comme une véritable nourriture.
« Interdire la Chicha pour nous, c’est comme si on nous a privé de la nourriture. Les gens consomment de la drogue partout sous les yeux des autorités, mais comme ça les arrange, elles ne vont jamais voir ça. Sinon la Chicha n’a rien de grave puisque ce n’est pas de la drogue. Vraiment cette décision est mal réfléchie car la Chicha est consommée partout dans le monde », a indiqué un consommateur accro qui a préféré gardé l’anonymat.
Par contre, d’autres citoyens rencontrés apprécient la décision et confient que cela permettra de réduire la taille rocambolesque du dévergondage à la hausse dans le pays.
« J’apprécie à sa juste valeur cette décision gouvernementale. Avec tout ce qu’on constate en longueur de journée chez les consommateurs de ce produit nuisible. Aucune réglementation et aucune mesure sanitaire, on fume partout et n’importe comment, même les enfants d’hier en consomment. Vous pouvez même voir un groupe de personnes utiliser un seul tube de chicha dans leurs bouches par passe passe, sans mesurer les conséquences sanitaires que cela peut engendrer », a rappelé Mahmoud Kallo.
Il faut rappeler que dans cet arrêté lu hier soir à la télévision nationale, il est demandé au service de la lutte contre le grand banditisme et du crime organisé, de procéder à l’identification des lieux de vente et de consommation de ce produit, pour lier la parole à l’acte. Ce qui signifie que la chasse aux vendeurs et consommateurs est désormais ouverte en République de Guinée.
Bah Mohamed pour maguineeinfos.com









