Accueil À LA UNE Gouverner autrement, déguerpissement, dialogue : réactions en assemblée de l’UFR

Gouverner autrement, déguerpissement, dialogue : réactions en assemblée de l’UFR

Le parti de Sidya Touré n’a pas fait de cadeau ce samedi 06 février, au régime d’Alpha Condé lors de son assemblée générale hebdomadaire. L’Union des forces républicaines a passé en revue les faits brûlants du moment. Du slogan de campagne ‘’gouverner autrement’’, aux opérations de déguerpissement en passant par le dialogue politique, les opposants ont remué le couteau dans la plaie.

 

 

Présidée par le vice-président du parti Ibrahima Bangoura accompagné du secrétaire exécutif Sékou Yaya Barry notamment, l’assemblée générale avait débuté tardivement. Le responsable de communication dudit parti Ahmed Tidiane Sylla estime que ce slogan de campagne n’est qu’un tape à œil. Pour lui, « Gouverner autrement, c’est d’engager des audits dans les différents départements ministériels […] Il y’a des écoles à construire, des routes à faire, des emplois à créer, des situations à redynamiser, donner de l’électricité et de l’eau aux populations. Aujourd’hui, on a l’impression que la justice c’est pour un camp[…] Tout le monde est suivi par un membre de renseignements, parce que nous sommes dirigés par un régime policier. Ce régime veut transformer la Guinée en une prison », dénonce-t-il.

Concernant les opérations de déguerpissement entreprises par les autorités guinéennes dans plusieurs endroits de la capitale, Sékou Yaya Barry pense que l’État en fait trop. D’après lui, de nombreux décideurs publics sont en partie complices de l’occupation des domaines de l’État par les citoyens. « C’est vrai que les emprises sont à libérer, mais les règles et les principes doivent être respectés. Quand on gère un État, on se met à la place du citoyen […] Il faut trouver du social dans ces opérations de déguerpissement, parce qu’il y’a plusieurs familles au bord de ces circulations, qui ont des ateliers de menuiserie, de soudure, qui emploient des gens. Donc il faut alléger leurs souffrances pour éviter plus de pauvres. L’État ce n’est pas seulement la force, il faut du social aussi », a-t-il conseillé.

De son côté, le vice-président du parti a invité le locataire du palais Sekhoutoureyah à engager un dialogue inclusif. Pour ce faire, il trouve nécessaire la libération des leaders politiques de l’opposition.
« On ne doit pas choisir les éléments du dialogue. En dehors de ceux qui doivent dialoguer, le Gouvernement doit revenir sur cette position. On ne peut pas dire que c’est seulement deux personnes qui doivent représenter l’opposition, car elle est plurielle. Nous connaissons les forces réelles de l’opposition en Guinée. Aussi, lorsque ce dialogue doit se faire, il faudrait que ces leaders de l’opposition qui sont emprisonnés soient relâchés. Ils n’ont pas leur place en prison, donc il faut les libérer », suggère Ibrahima Bangoura.

Cette assemblée générale hebdomadaire s’est tenue à l’absence du président du parti, Sidya Touré qui séjourne en Côte d’ivoire.

 

Mohamed Lamine Souaré pour maguineeinfos.com

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