Comme tout autre travail, la minisérie est aussi un métier pratiqué par bon nombre de jeunes guinéens. Ils sont pères de famille, apprentis, élèves qu’on rencontre souvent dans différents ateliers de la capitale.

 

 

Interrogé par un reporter de maguineeinfos.com, un maître d’atelier situé à yimbaya permanence tente d’expliquer son désarroi auquel sont confrontés les munisiers. Il estime que les travailleurs de ce secteur sont presqu’oubliés par l’État.

 «Ici en Guinée on ne considère même pas ce métier, hors tu peux voir entre nous des personnes qui ont étudié, des diplômés et autres. Donc le problème d’abord, il n’y’a même pas une loi, ni une structure qui nous protège ou qui défend nos intérêts. Au fait, on considère que ce métier est seulement pour les derniers venus. En plus, nous l’exercicçons dans des conditions très affreuses et difficiles. Par exemple, tu peux avoir des accidents de travaux manuels, tomber sur la mauvaise qualité de bois, l’inhalation de la poussière du bois et la non compréhension de certains clients.. », explique Abdoulaye Camara, avant de lancer un appel aux autorités.

« Ce que j’ai à lancer à l’endroit de l’État, vraiment c’est de nous aider à améliorer nos conditions de vie et de travail, en commençant par construire des lieux modernes de travail, où tous les menuisiers peuvent se retrouver. On a même pas où exposer nos œuvres. Ensuite, il faut penser à réouvrir les frontières pour que le prix des bois baisse, parce qu’une planche actuellement s’achète de 150.000GNF à 200.000GNF, ça dépend de l’épaisseur. tous nos matériels ont connu une augmentation. Donc Il faut que l’État pense comment nous venir en aide, parce que c’est ce métier qu’on connait  et nos familles ne comptent que sur ça», plaide t-il.

Pour Mamadou Samba Bah, apprenti, près de 2ans, ressort les mêmes plaintes et invite l’État à jeter un coup d’oeil sur ce métier.

«Depuis tout petit, j’aimais ce métier et mes parents ne sont jamais opposés à mon choix. Mais franchement, depuis que j’ai commencé le travail, je me sens bien dedans. Seulement, j’ai constaté que c’est un métier que a beaucoup de risques en utilisant les outils. Personnellement, j’ai eu un accident de travail sur mon doigt mais cela ne m’a pas découragé. Alors je demande au président de penser à nous aussi, voir comment moderniser  la minisérie ou diminuer les prix sur le marché», suggère t-il

 

Il faut noter que, dans la plupart de ces ateliers on trouve des jeunes qui ont échoué dans le voyage clandestin et des élèves ou encore des diplômés.

Fatimatou Baldé pour maguineeinfos.com